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	<title>Le Cha&#238;non manquant</title>
	<link>http://lechainonmanquant.be/</link>
	<description>Un journal en ligne pour parler des questions urbaines &#224; Li&#232;ge</description>
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		<title>Sauver la m&#233;moire de l'Equerre</title>
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		<dc:date>2010-03-30T08:18:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Burniat*Patrick, Charlier*S&#233;bastien, Duchesne*Jean-Patrick, Frampton*Kenneth, Frey*Pierre, Mumford*Eric, Uyttenhove*Pieter</dc:creator>


		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Patrimoine</dc:subject>

		<description>Patrimoine est identit&#233;. La pr&#233;servation d'un monument ou, plus largement, d'une forme culturelle donne une belle id&#233;e de la fa&#231;on dont un corps social appr&#233;hende son pass&#233; et son pr&#233;sent. Le succ&#232;s des expositions et des publications consacr&#233;es aux figures majeures de l'architecture moderne belge d&#233;montre &#224; l'envi la vitalit&#233; de la recherche et l'int&#233;r&#234;t croissant du grand public pour l'architecture du XXe si&#232;cle. Pourtant, de nombreux acteurs restent &#224; red&#233;couvrir. Ainsi le groupe L'Equerre par sa r&#233;flexion (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/patrimoine" rel="tag"&gt;Patrimoine&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton41-279e4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Patrimoine est identit&#233;. La pr&#233;servation d'un monument ou, plus largement, d'une forme culturelle donne une belle id&#233;e de la fa&#231;on dont un corps social appr&#233;hende son pass&#233; et son pr&#233;sent. Le succ&#232;s des expositions et des publications consacr&#233;es aux figures majeures de l'architecture moderne belge d&#233;montre &#224; l'envi la vitalit&#233; de la recherche et l'int&#233;r&#234;t croissant du grand public pour l'architecture du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Pourtant, de nombreux acteurs restent &#224; red&#233;couvrir. Ainsi le groupe L'Equerre par sa r&#233;flexion sur l'architecture &#171; rationnelle &#187; et son investissement dans les grands d&#233;bats de l'avant-garde internationale occupe une place de choix sur la sc&#232;ne belge. C'est la m&#233;moire de plus de cinquante ann&#233;es d'architecture qui suscite les pires inqui&#233;tudes dans la communaut&#233; scientifique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fond&#233;e &#224; Li&#232;ge en 1935, l'agence d'architecture et d'urbanisme L'Equerre marque l'histoire de l'architecture et plus particuli&#232;rement l'histoire de l'am&#233;nagement du territoire en Belgique. Le groupe s'impose rapidement sur la sc&#232;ne nationale et internationale gr&#226;ce &#224; une vision de l'architecture et de l'urbanisme inspir&#233;e par les th&#233;ories des CIAM (Congr&#232;s internationaux d'Architecture moderne), qu'il diffuse et interpr&#232;te notamment dans une revue &#233;ponyme publi&#233;e de 1928 &#224; 1939. En 1936, L'Equerre h&#233;rite du secr&#233;tariat belge des CIAM. &#192; partir de 1937, il con&#231;oit de nombreux plans d'am&#233;nagement en r&#233;gion li&#233;geoise. C'est cette expertise qui lui permet, en 1948, de r&#233;aliser pour le compte de l'Administration de l'Urbanisme et de l'Am&#233;nagement du Territoire, &lt;i&gt;l'Etude pr&#233;alable au plan d'am&#233;nagement de l'agglom&#233;ration li&#233;geoise&lt;/i&gt;. Premi&#232;re &#233;tude pluridisciplinaire d&#233;velopp&#233;e sur un territoire aussi vaste et prenant en compte un panel tr&#232;s complet de param&#232;tres, ce travail pose les jalons d'une structure m&#233;tropolitaine &#224; Li&#232;ge. Les m&#233;thodes innovantes employ&#233;es par L'Equerre conf&#232;rent &#224; l'&#233;tude une reconnaissance nationale et internationale. En 1952, le chef de la section de cartographie des Nations-Unies &#233;crit au groupe L'Equerre : &lt;i&gt;La centaine de cartes sp&#233;ciales &#224; grande &#233;chelle que vous avez pr&#233;par&#233;es ou expliqu&#233;es [...] sont r&#233;ellement magnifiques et tr&#232;s impressionnantes : [&#8230;] vous avez &#233;galement r&#233;ussi &#224; soulever l'enthousiasme unanime des participants en faveur des m&#233;thodes adopt&#233;es dans vos travaux [...]. Je suis d'avance persuad&#233; que le monde entier b&#233;n&#233;ficiera de vos fructueuses exp&#233;riences&lt;/i&gt;. La m&#234;me ann&#233;e, L'Equerre pr&#233;sente une exposition intitul&#233;e &#171; Li&#232;ge et sa r&#233;gion de l'an 1000 &#224; l'an 2000. Exposition d'urbanisme &#187;. D'&#233;minents scientifiques de divers pays saluent avec enthousiasme le travail r&#233;alis&#233;. Parall&#232;lement &#224; ses travaux urbanistiques, le groupe L'Equerre est sollicit&#233; pour de nombreuses commandes, entre autres, la plaine de jeux Reine Astrid (1939), v&#233;ritable manifeste du fonctionnalisme, le Palais des Congr&#232;s (1956-1958) et le si&#232;ge du journal La Meuse (1960-1962) &#224; Li&#232;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au lendemain de la faillite de l'agence en 1982, une importante partie du fonds d'archives (2500 rouleaux &#224; plans, plus de mille bo&#238;tes &#224; archives&#8230;) est r&#233;cup&#233;r&#233;e par l'Institut Lambert Lombard de Li&#232;ge qui dispose de peu de moyens pour s'occuper du fonds. Les d&#233;placements successifs de l'institution aboutiront &#224; la destruction partielle de l'ensemble documentaire. En 2007, une premi&#232;re mise en garde est relay&#233;e dans la presse sp&#233;cialis&#233;e. Pendant pr&#232;s de trois ans, le fonds est laiss&#233; &#224; l'abandon dans des locaux d&#233;sormais sans surveillance suite au d&#233;m&#233;nagement de l'&#233;cole d'architecture. En 2008, lors du transfert des archives dans les r&#233;serves du Mus&#233;e Curtius, un nouveau tri est effectu&#233;. Des centaines de bo&#238;tes &#224; archives, dessins, correspondances et revues ont irr&#233;m&#233;diablement disparu&#8230; Seules quelques centaines de rouleaux &#224; plans ainsi que les panneaux de l'exposition de 1952 ont &#233;chapp&#233; au d&#233;sastre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#233;action &#224; cette situation catastrophique, c'est aujourd'hui au tour de la communaut&#233; scientifique internationale de lancer un appel pour la sauvegarde d'un ensemble documentaire essentiel pour la compr&#233;hension de l'histoire de l'architecture et de l'am&#233;nagement du territoire en Belgique. &#192; l'image du traitement des archives de Paul Fitschy, membre fondateur de L'Equerre, r&#233;alis&#233; par le Getty Research Institute, le fonds doit &#234;tre inventori&#233; et conserv&#233; dans une institution ouverte aux chercheurs. La communaut&#233; universitaire, les &#233;coles d'architecture et, plus largement, les pouvoirs publics ont un r&#244;le moral &#224; jouer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne peut-on envisager aujourd'hui ce qui a &#233;t&#233; fait outre-Atlantique il y a trente ans ? La Wallonie est-elle, aujourd'hui, capable d'investir le champ de l'architecture de l'apr&#232;s-guerre ? C'est en garantissant la p&#233;rennit&#233; du fonds L'Equerre que la Wallonie pourra enfin se lancer sur la voie de la reconnaissance de son architecture moderne. Il y a urgence&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Le Palais des Congr&#232;s, fa&#231;ade vers le parc de la Boverie, groupe
L'Equerre, 1956-1958, extrait de Le Groupe L'Equerre, 40 ans
d'architecture et d'urbanisme, Li&#232;ge, 1977, p. 29.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>

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		<title>La M&#233;diacit&#233; ou le mirage du centre commercial</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/editos/la-mediacite-est-un-mirage.html</link>
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		<dc:date>2009-10-20T21:20:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Schreuer</dc:creator>


		<dc:subject>Espaces verts</dc:subject>
		<dc:subject>Communaut&#233; urbaine</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;diacit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Longdoz</dc:subject>
		<dc:subject>Commerce</dc:subject>

		<description>L'inauguration, ce soir, du nouveau centre commercial de la soci&#233;t&#233; &#171; Wilhelm &amp; Co &#187; n'est pas une bonne nouvelle pour la ville de Li&#232;ge. Elle t&#233;moigne de la m&#233;diocrit&#233; avec laquelle, trop souvent &#224; Li&#232;ge, on fabrique la ville. De cette &#171; M&#233;diacit&#233; &#187; bien mal nomm&#233;e, il faut pouvoir, d&#232;s &#224; pr&#233;sent, tirer un premier bilan critique, non pas pour le plaisir de vilipender une r&#233;alisation tr&#232;s discutable &#8212; il faudra, quoi qu'il arrive, tenir compte de sa pr&#233;sence et, avec plus ou moins de plaisir, veiller &#224; (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton39-1d91a.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'inauguration, ce soir, du nouveau centre commercial de la soci&#233;t&#233; &#171; Wilhelm &amp; Co &#187; n'est pas une bonne nouvelle pour la ville de Li&#232;ge. Elle t&#233;moigne de la m&#233;diocrit&#233; avec laquelle, trop souvent &#224; Li&#232;ge, on fabrique la ville. De cette &#171; M&#233;diacit&#233; &#187; bien mal nomm&#233;e, il faut pouvoir, d&#232;s &#224; pr&#233;sent, tirer un premier bilan critique, non pas pour le plaisir de vilipender une r&#233;alisation tr&#232;s discutable &#8212; il faudra, quoi qu'il arrive, tenir compte de sa pr&#233;sence et, avec plus ou moins de plaisir, veiller &#224; l'int&#233;grer dans la ville &#8212; mais pour tirer quelques enseignements des erreurs commises et ne pas les commettre une nouvelle fois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que ce projet aurait pu contribuer &#224; l'extension du centre urbain, &#224; inclure le Longdoz dans le coeur commer&#231;ant de la ville, la &#171; M&#233;diacit&#233; &#187; &#8212; par sa forme recroquevill&#233;e sur elle-m&#234;me, par le choix d'une mobilit&#233; largement orient&#233;e vers la voiture individuelle &#8212; contribue plut&#244;t &#224; d&#233;truire de l'urbanit&#233; qu'&#224; en cr&#233;er. Si le complexe de cin&#233;mas projet&#233; &#8212; et toujours en souffrance &#8212; est r&#233;alis&#233; et qu'il entra&#238;ne, comme on peut s'y attendre, la fermeture du cin&#233;ma Palace, en Pont d'Avroy, la M&#233;diacit&#233; aura pour effet de retirer, chaque soir, des centaines de pi&#233;tons fr&#233;quentant l'hypercentre pour les remplacer par des centaines d'automobilistes se rendant directement dans un parking souterrain. Belle avanc&#233;e ! Mais, plus grave encore, c'est la fermeture de la rue d'Harscamp &#8212; qui isole un quartier du reste de la ville &#8212; qui est l'illustration la plus &#233;vidente de cette conception proprement anti-urbaine. Cette coupure dans le tissu urbain est d'autant plus choquante qu'elle n'&#233;tait nullement n&#233;cessaire et qu'il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; |&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Lire l'article de Th&#233;r&#232;se Jamin paru ici-m&#234;me en mai dernier.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;| qu'une passerelle &#8212; laissant libre la circulation &#8212; aurait tout aussi bien pu faire l'affaire. Et ce n'est pas l'&#233;troit boyau de circulation laiss&#233; ouvert la nuit, entre deux volets, qui y changera quoi que ce soit. Plus largement, il y a lieu de pointer l'absence manifeste de prise en compte, dans ce nouvel &#233;quipement, des besoins des habitants du quartier. Le Longdoz se caract&#233;rise notamment par une absence criante d'espaces verts publics, d'autant plus probl&#233;matique qu'il y existe peu de jardins priv&#233;s en raison d'un parcellaire tr&#232;s dense. Si ce besoin d'espaces publics de d&#233;tente &#8212; exprim&#233;, &#224; de nombreuses reprises, par le comit&#233; de quartier du Longdoz, depuis au moins f&#233;vrier 1997 &#8212; avait &#233;t&#233; entendu par les autorit&#233;s communales ou pris en compte par le promoteur, une solution innovante aurait pu &#234;tre mise en place de fa&#231;on relativement simple, par exemple en exploitant les hectares de toitures (actuellement inutiles) de la M&#233;diacit&#233; pour y r&#233;aliser un jardin public. Sur le plan technique, il n'y avait l&#224; rien d'insurmontable, mais il fallait la volont&#233; ou simplement la pr&#233;occupation d'int&#233;grer le nouvel &#233;quipement dans son environnement urbain &#8212; laquelle faisait manifestement d&#233;faut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En mati&#232;re &#233;conomique, ensuite, on peut &#233;mettre les plus grands doutes sur la pertinence d'implanter un tel &#233;quipement dans le contexte actuel. Toutes les &#233;tudes socio-&#233;conomiques montrent en effet que l'offre commerciale dans la r&#233;gion li&#233;geoise est exc&#233;dentaire. L'ouverture d'un centre commercial aura donc pour principale cons&#233;quence d'entra&#238;ner la fermeture de commerces ailleurs dans la ville |&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='On lire &#224; ce sujet les prises de position particuli&#232;rement r&#233;serv&#233;es de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;|. Et ce ne sont pas le d&#233;placement, grassement soutenu par les pouvoirs publics, de fonctions existantes &#8212; RTBF, patinoire,... &#8212; qui y changeront quelque chose. M&#234;me le &#171; P&#244;le Image &#187; &#8212; qui rassemble sur un site unique des entreprises jusqu'alors dispers&#233;es &#8212; ne semble gu&#232;re jouer qu'un r&#244;le d'alibi &#224; l'implantation d'un centre commercial inutile qui n'aurait sans doute jamais vu le jour si son promoteur n'avait eu l'id&#233;e &#171; g&#233;niale &#187; de le nommer &#171; M&#233;diacit&#233; &#187; et de faire miroiter le d&#233;veloppement d'une &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinecitt%C3%A0' class='spip_out'&gt;&#171; Cinecitt&#224; &#187;&lt;/a&gt; li&#233;geoise. Il faut se rappeler qu'en d&#233;cembre 1996, quand eut lieu la premi&#232;re enqu&#234;te publique, le projet alors nomm&#233; &#171; cit&#233; des m&#233;dias &#187; pr&#233;voyait 6 000 m&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;2&lt;/sup&gt; de studios de cin&#233;ma, un centre priv&#233; de production multim&#233;dias de 11 000 m&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;2&lt;/sup&gt; et un h&#244;tel de 120 chambres &#8212; aujourd'hui disparus dans les limbes &#8212; tandis que le centre commercial annonc&#233; se limitait &#224; l'&#233;poque &#224; 4 200 m&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;2&lt;/sup&gt; (il comptera finalement pr&#232;s de 45 000 m&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;2&lt;/sup&gt;, en ce compris la galerie du Longdoz, int&#233;gr&#233;e entre-temps dans le projet). Que, dans ces conditions, certains responsables politiques tentent de nous pr&#233;senter la M&#233;diacit&#233; comme un moteur &#233;conomique rel&#232;ve simplement de l'imposture &#8212; de m&#234;me d'ailleurs que le chiffre, avanc&#233; par Wilhelm &amp; Co |&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Cit&#233; sur le site mediacite.be, consult&#233; le 20 octobre 2009.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;|, de 1500 emplois &#171; cr&#233;&#233;s &#187; (sic).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le plan de la mobilit&#233; &#233;galement, la M&#233;diacit&#233; va constituer un petit d&#233;sastre. On ne peut pas d&#233;cemment se d&#233;clarer pr&#233;occup&#233; par le sort des riverains de la D&#233;rivation &#8212; et plaider pour la d&#233;crue du flot automobile sur ses berges &#8212; et y admettre la construction d'un parking de 2350 places. C'est d'autant plus inacceptable que cette zone est non seulement d&#233;j&#224; satur&#233;e par la circulation automobile mais est aussi extr&#234;mement bien desservie par les transports publics &#8212; et pourrait l'&#234;tre encore beaucoup mieux dans l'hypoth&#232;se o&#249; une boucle de tram serait construite sur le trac&#233; de la ligne du bus 4, comme &lt;a href='http://urbagora.be/interventions/notes/un-poster-pour-imaginer-le-futur.html' class='spip_out'&gt;le propose urbAgora&lt;/a&gt;. Plus qu'une incoh&#233;rence manifeste, il y a l&#224; une faute dans le chef des pouvoirs publics. Dans ces conditions, la couche de &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt; dont on recouvre la construction de ce centre commercial peut franchement faire sourire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'architecture n'est pas en reste. Le &#171; geste &#187; du designer Ron Arad n'a pas grand-chose &#224; voir avec un travail architectural. Son &#171; serpent &#187; est une enseigne commerciale, ni plus ni moins. Il est d'ailleurs symptomatique que celui qu'on nomme &#171; l'architecte &#187; n'ait &#233;t&#233; charg&#233; que de la r&#233;alisation de la verri&#232;re et pas de l'am&#233;nagement des espaces de circulation ou de l'&#233;conomie g&#233;n&#233;rale du b&#226;timent (qui ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s par le burau Jaspers &amp; Eyers, rarement cit&#233;). Entendre Peter Wilhelm &#8212; reprenant une rh&#233;rorique rod&#233;e &#224; Louvain-la-Neuve |&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Lire &#171; Louvain-la-Neuve, avatars d'un embourgeoisement &#187;, Des Bulles, mercredi (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;| &#8212; pr&#233;senter jusqu'&#224; la naus&#233;e son nouveau vaisseau comme un &lt;i&gt;&#171; lieu de vie &#187;&lt;/i&gt; en dit long de l'impasse dans laquelle nous nous sommes fourvoy&#233;s en laissant des personnages de son acabit prendre une telle importance dans la production urbaine. Quant &#224; ceux qui s'imaginent que Li&#232;ge marquera l'histoire de l'architecture gr&#226;ce &#224; cette ondulante r&#233;alisation, on leur sugg&#232;re de repasser dans dix ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus globalement, la construction de la M&#233;diacit&#233; t&#233;moigne aussi et surtout d'un certain d&#233;litement de la ville et des ravages de la concurrence territoriale, qui permet aux promoteurs de faire jouer, dans le m&#233;pris le plus ouvert du bien commun, la concurrence entre communes pour construire ce qu'ils veulent comme ils veulent &#8212; les communes urbaines, &#224; l'exemple de Verviers |&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Un centre commercial incongru projet&#233; par le promoteur ForumInvest en plein (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;|, ayant tendance &#224; accepter n'importe quoi pour garder la fonction commerciale sur leur territoire. Il est plus que jamais essentiel de renforcer les outils de planification territoriale, de renverser une situation aujourd'hui beaucoup trop favorable aux promoteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; Li&#232;ge, il s'agit notamment de transformer le tellement fragile moratoire d&#233;cr&#233;t&#233; &#8212; pour tenter de contrer le d&#233;veloppement d'un nouveau centre commercial &#224; Soumagne &#8212; au sein de la tr&#232;s informelle &#171; conf&#233;rence des bourgmestres &#187; en une Communaut&#233; urbaine, institution publique disposant d'une comp&#233;tence d'am&#233;nagement du territoire. Parce que le redressement de la r&#233;gion ne se fera pas, quoi qu'en disent d'aucuns, en c&#233;dant au mirage des centres commerciaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| Lire &lt;a href='http://lechainonmanquant.be/en-ville/le-serpent.html' class='spip_in'&gt;l'article de Th&#233;r&#232;se Jamin&lt;/a&gt; paru ici-m&#234;me en mai dernier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| On lire &#224; ce sujet les prises de position particuli&#232;rement r&#233;serv&#233;es de l'Union des Classes Moyennes, par exemple &lt;a href='http://www.rtc.be/content/view/9506/443/' class='spip_out'&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href='http://www.ucm.be/C1256C0D003C8BF5/_/5EB3CD05411A7277C1257649003FEB37?OpenDocument' class='spip_out'&gt;l&#224;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| Cit&#233; sur le site mediacite.be, consult&#233; le 20 octobre 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;| Lire &lt;a href='http://bulles.agora.eu.org/20051012_louvain_la_neuve.html' class='spip_out'&gt;&#171; Louvain-la-Neuve, avatars d'un embourgeoisement &#187;&lt;/a&gt;, Des Bulles, mercredi 12 octobre 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;| Un centre commercial incongru projet&#233; par le promoteur ForumInvest en plein centre de la ville. Plus de d&#233;tails sur le site de &lt;a href='http://www.vesdre-avenir.be/' class='spip_out'&gt;Vesdre Avenir&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : &lt;a href='http://mpl.urbagora.be/photos/quai-mozart-chantier-de-la-317' class='spip_out'&gt;Fran&#231;ois Bertrand&lt;/a&gt; (Creative Commons).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>

<item xml:lang="fr">
		<title>Vers une &#233;cologie de l'espace</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/lectures/vers-une-ecologie-de-l-espace.html</link>
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		<dc:date>2009-09-15T11:59:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Zurstrassen</dc:creator>



		<description>&#171; Ou l'humanit&#233;, (&#8230;), r&#233;inventera son devenir urbain, ou elle sera condamn&#233;e &#224; p&#233;rir sous le poids de son propre immobilisme qui menace aujourd'hui de la rendre impotente face aux extraordinaires d&#233;fis auxquels l'histoire la confronte &#187; F&#233;lix Guattari &#171; L'&#233;poque actuelle serait peut-&#234;tre plut&#244;t l'&#233;poque de l'espace. Nous sommes &#224; l'&#233;poque du simultan&#233;, nous sommes &#224; l'&#233;poque de la juxtaposition, &#224; l'&#233;poque du proche et du lointain, du c&#244;te &#224; c&#244;te, du dispers&#233;. Nous sommes &#224; un moment o&#249; le monde s'&#233;prouve, je (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/lectures/" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ou l'humanit&#233;, (&#8230;), r&#233;inventera son devenir urbain, ou elle sera condamn&#233;e &#224; p&#233;rir sous le poids de son propre immobilisme qui menace aujourd'hui de la rendre impotente face aux extraordinaires d&#233;fis auxquels l'histoire la confronte &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;F&#233;lix Guattari&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'&#233;poque actuelle serait peut-&#234;tre plut&#244;t l'&#233;poque de l'espace. Nous sommes &#224; l'&#233;poque du simultan&#233;, nous sommes &#224; l'&#233;poque de la juxtaposition, &#224; l'&#233;poque du proche et du lointain, du c&#244;te &#224; c&#244;te, du dispers&#233;. Nous sommes &#224; un moment o&#249; le monde s'&#233;prouve, je crois, moins comme une grande vie qui se d&#233;velopperait &#224; travers le temps que comme un r&#233;seau qui relie des points et qui entrecroise son &#233;cheveau. &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Michel Foucault&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette premi&#232;re contribution au journal de l'association urbAgora constitue pour moi l'occasion de parsemer des balises qui orienteront les prochaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces pages viseraient &#224; accueillir des notes de lecture, touchant &#224; ce que nous pourrions appeler une &#171; &#233;cologie de l'espace &#187; ou une &#171; th&#233;orie non triviale de l'espace &#187;, r&#233;solument tourn&#233;es vers la pratique individuelle et collective. Soit une tentative de rassembler, de partager des r&#233;flexions, d&#233;j&#224; abondantes et passionnantes, quant aux mutations ininterrompues de l'espace dues, entre autre, aux reconfigurations permanentes du capitalisme contemporain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agira non pas de r&#233;sumer les travaux trait&#233;s, mais bien de tendre ceux-ci vers la probl&#233;matique qui nous int&#233;resse, des les entendre d'une certaine mani&#232;re pour, je l'esp&#232;re, vous transmettre le d&#233;sir de les parcourir &#224; votre tour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'initiative m'est venue entre autre du fait que, &#233;coutant de d&#233;bats et des discours, lisant des articles portant sur le sujet, il m'est apparu avec effroi le fait qu'est encore tr&#232;s r&#233;pandue une conception de l'espace terriblement archa&#239;que, mais n&#233;anmoins efficiente, dont on peut mesurer les cons&#233;quences d&#233;vastatrices tous les jours : l'appr&#233;hension de l'espace comme un plan &#171; objectif, neutre, et impartial &#187;, malgr&#233; l'&#233;vidence qui veut que cette conception soit &#233;minemment contingente, ayant &#233;merg&#233; au cours de la modernit&#233; occidentale. Que nous est-il arriv&#233; pour que perdure une conception selon laquelle l'espace serait une &#233;tendue rationnelle, abstraite et quantifiable, transparente et homog&#232;ne, pr&#233;visible et reconductible, homog&#232;ne et administrable, objet plane sur lequel serait simplement pos&#233; des sujets humains ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, rien n'est plus r&#233;ductionniste et fallacieux et qu'une telle perspective, amenant &#224; la r&#233;signation collective, chacun dans son coin. Loin d'accr&#233;diter l'id&#233;e consensuelle selon laquelle la modernit&#233; aurait compliqu&#233; le monde au point de le rendre ing&#233;rable, j'aimerais plaider le fait que le sentiment d'impuissance ambiant tient bien plut&#244;t &#224; la certitude que nos territoires sont des r&#233;alit&#233;s &#171; en soi &#187;, des &#171; objets &#187; m&#233;trisables, calculables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce point de vue objectivant, les acteurs du capitalisme mondial int&#233;gr&#233; (selon l'expression &#233;difiante de F.Guattari) le r&#233;fute, paradoxalement, en l'&#233;pousant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;supposant cette pseudo neutralit&#233; de l'espace, le champ est cons&#233;quemment &#171; lib&#233;r&#233; &#187; pour agir dessus de mani&#232;re d&#233;miurgique, selon des int&#233;r&#234;ts &#233;triqu&#233;s, faisant fi des &#234;tres qui habitent les lieux, n&#233;gligeant les localit&#233;s, violentant les relations que les humains et les non-humains ont tiss&#233;s entre eux de proche en proche,&#8230; d'une fa&#231;on inobjectivable par un point de vue surplombant et gestionnaire. Ce dernier, litt&#233;ralement, liquide les solidarit&#233;s locales, entraides, dimensions sensibles et tangibles, notre g&#233;ographie existentielle et intime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A. Fr&#233;mont &#233;crivit &#224; propos de cette violence spatiale : &#171; toutes se veulent techniques ou scientifiques. Aucune n'est inventive. Aucune ne prend en compte les dimensions esth&#233;tiques de l'espace, les formes aussi bien que les vibrations plus secr&#232;tes, les paysages r&#233;els et leurs transcriptions pas des peintres, des cin&#233;astes, des romanciers, des po&#232;tes. Peut-on vraiment am&#233;nager le territoire sans inventer, au-del&#224; de l'urbanisme, un art de l'espace ? &#187;. Et, artistes de nos territoires, nous le sommes tous potentiellement&#8230; bien que tout soit fait pour que nous ne puissions nous r&#233;approprier cette vivacit&#233;-l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les influences des travaux de Michel Foucault, d&#8223;Henri Lefebvre sur la ville, la diffusion de l'influence de l&#8223;&#201;cole des Annales dans les autres sciences sociales, celles de Fernand Braudel, et de beaucoup d'autres nous offrent d'extraordinaires mat&#233;riaux permettant d' accorder une plus grande attention &#224; la dimension spatiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces chercheurs convergent pour solidifier l'id&#233;e que l'espace n&#8216;est pas un support, un &#171; donn&#233; &#187;, mais une &#171; construction &#187;. A la soci&#233;t&#233; soi-disant unifi&#233;e et exempte de conflits que l'on nous impose dans un monde o&#249; tout doit circuler, de telles recherches nous invitent &#224; sentir &#224; quel point l'espace est toujours un enjeux de pouvoir, habit&#233; par des forces en contradictions, des frictions, des asp&#233;rit&#233;s, sans &#171; commun &#187; &#224; priori, mais toujours &#224; fabriquer, ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un tel d&#233;ni engendre des effets calamiteux sur tout ce qui ne peut se plier &#224; la logique h&#233;g&#233;monique des experts, de ceux qui, dit-on, &#171; savent mieux &#187; car &#171; le monde bouge, il faut s'adapter &#187;. A cette logique univoque, il nous faut opposer une complication des probl&#232;mes, mettre au jour les aspects d'une r&#233;alit&#233; que nos Responsables sont bien incapables de voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout le probl&#232;me- et ce sera notamment le sujet de l'article, au prochain num&#233;ro, sur F&#233;lix Guattari- est de ne pas se laisser aller &#224; la nostalgie, id&#233;alisant un territoire suppos&#233; stable qui aurait &#233;t&#233; d&#233;truit, liqu&#233;fi&#233; par la &#171; d&#233;territorialisation &#187; capitaliste, par la gestion &#233;tatique etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment maintenir une actualit&#233; de la r&#233;sistance, donc de l'invention, dans une telle configuration de pouvoir liquide, en constant r&#233;am&#233;nagement ? Comment se r&#233;approprier nos lieux d'existence en construisant collectivement des repr&#233;sentations f&#233;condes qui tresse, par le jeu des interactions, les regards de ceux qui le vivent par des voies diff&#233;rentes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vers une politique d&#233;mocratique qui d&#233;chiffrerait les sons complexes et enchev&#234;tr&#233;s de la ville et porterait sur la partition les m&#233;lodies des diff&#233;rents musiciens, pour essayer de les harmoniser. Vers un tout, un &#171; commun &#187; qui serait plus que la somme des parties ou des dits &#171; int&#233;r&#234;ts individuels &#187; et qui renouerait avec l'&#233;tymologie du mot : inter-esse, &#234;tre-avec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Inventer un nouvel art d'habiter- le r&#233;enchentement de l'espace
Michel roux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet ouvrage vivifiant, novateur et f&#233;cond, M.Roux y construit une pens&#233;e pr&#233;cieuse pour &#171; aider &#187; ceux qui ont la responsabilit&#233; de &#171; nos &#187; territoires, &#224; renoncer &#224; leur r&#244;le de prescripteur, au profit de celui de traducteur et de tresseur, pour &#233;lucider ensemble les conditions d'une habitabilit&#233; respirable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre regard est subtilement transform&#233; au cours des pages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux id&#233;es-forces concourent &#224; cette m&#233;tamorphose. L'auteur nous fait sentir, d'une part, &#224; quel point le territoire ne peut &#234;tre appr&#233;hend&#233; sans prendre en consid&#233;ration le rapport po&#233;tique que chacun entretient avec lui. D'autre part, il affirme avec force combien la m&#233;compr&#233;hension de nombreux ph&#233;nom&#232;nes sociaux (citant volontiers les exemples de la violence routi&#232;re ou la crise des banlieues) est li&#233;e &#224; la m&#233;connaissance, par les conceptions dominantes fondant les politiques publiques (g&#233;ographiques, &#233;conomiques, urbanistiques ou sociologiques), de cette dimension po&#233;tique du territoire. Laquelle perspective de recherche qui ne peut se concevoir que dans l'interdisciplinarit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne &#171; sommes &#187; pas sur un territoire, mais nous l' &#171; habitons &#187;, c'est-&#224;-dire que notre rapport &#224; l'espace ne peut se r&#233;duire &#224; la seule fonctionnalit&#233; que les sch&#233;mas d'am&#233;nagement cultivent &#224; loisir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteur montre comment une conception g&#233;om&#233;trique, et donc abstraite, du territoire s'est impos&#233;e en Occident. Au nom &#171; d'une figuration na&#239;ve de l'&#233;galit&#233; spatiale et du credo fonctionnaliste &#187; on a produit aussi des catastrophes urbaines, des &#171; processus qui d&#233;sagr&#232;gent les espaces et les temporalit&#233;s intimes des &#234;tres pour les recomposer selon des standards &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Loin des figures d&#233;sincarn&#233;es que manipulent les am&#233;nageurs de tous poils, Michel Roux pr&#233;conise de r&#233;habiliter la pens&#233;e mythique, laquelle &#171; donne du sens aux gestes les plus habituels, en reliant l'&#234;tre &#224; son environnement &#187;. Ravalant ces cultures au rang de pens&#233;es &#171; primitives &#187; sans int&#233;r&#234;t, la Modernit&#233; se trouve bien d&#233;munie en d&#233;pit de ses moyens techniques (traitement statistiques, mod&#233;lisation &#233;conom&#233;trique, simulation informatique etc.) pour penser ce qui attache l'homme au territoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cette perspective philosophique, Roux ajoute un riche regard historique &#233;clairant les violences urbaines actuelles ou les replis communautaires. Une reconstitution de territoire clos peut &#234;tre expliqu&#233; par le fait que les &#234;tres furent en grande partie coup&#233; de leurs localit&#233;s propres pour les assigner ensuite &#224; de nouveaux territoires standardis&#233;s, contr&#244;l&#233;s, et d&#233;volus &#224; la machine &#233;tatico-capitaliste. D&#232;s lors, d'autres agencements locaux se cherchent, souvent de mani&#232;re r&#233;actionnaire. Nous n'avons pas &#224; choisir entre d'un c&#244;t&#233;, le supermarch&#233; et l'autoroute qui, soi-disant, &#171; ouvrent sur le monde &#187;, et la constitution r&#233;active de sph&#232;res scl&#233;ros&#233;es, asphyxiantes, ferm&#233;es sur le dehors. Une r&#233;ticence m'a hant&#233; cependant &#224; la lecture de cet ouvrage. Celui-ci ne nous dit rien des contours que pourraient prendre une action politique, une d&#233;lib&#233;ration qui apporterait un sens collectif &#224; ces dimensions fondamentales dont nous parle admirablement bien Michel Roux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au prochain num&#233;ro :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;a) Avec Foucault, apr&#232;s Foucault- diss&#233;quer la soci&#233;t&#233; de contr&#244;le Olivier Razac&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olivier Razac s'interroge, dans ce livre-outil, sur le destin des soci&#233;t&#233;s de contr&#244;les, succ&#233;dant, selon Gilles Deleuze, aux soci&#233;t&#233;s disciplinaires &#233;tudi&#233;es par Foucault.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce &#224; dire ? Alors que les soci&#233;t&#233;s disciplinaires sont caract&#233;ris&#233;es par une concentration du pouvoir dans des espaces d&#233;limit&#233;s, dans de grands milieux clos, dans les soci&#233;t&#233;s de contr&#244;le, ce dernier est devenu bien plus diffus, ouvert et fluant. Toutefois, ces deux r&#233;alit&#233;s sont bien plus intriqu&#233;es que s&#233;par&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour souligner cette intrication, Razac s'attache &#224; des objets dits &#171; triviaux &#187;, tels que le GPS, ou la t&#233;l&#233;r&#233;alit&#233;&#8230; Tous ces dispositifs qui modulent les existences subrepticement, furtivement, discr&#232;tement, sont d&#233;cortiqu&#233;s, analys&#233;s par l'auteur avec une passion du r&#233;el r&#233;ellement communicative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons trop souvent tendance &#224; identifier le pouvoir dans le chef de l'Etat, ou dans quelque bloc suppos&#233; fixe. Or, l'ouvrage de Razac nous permet d'appr&#233;hender, avec Foucault et apr&#232;s lui, un pouvoir capillaire, circulant dans les rapports de force microscopiques qui agitent le champ social.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b) Pratiques &#233;cosophiques et restauration de la Cit&#233; subjective In Revue Chim&#232;re 50- F&#233;lix Guattari, recueil&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un constat, faisant probl&#232;me, s'impose toujours chez Guattari : l'&#234;tre humain contemporain est fondamentalement &#171; d&#233;territorialis&#233; &#187;. Ce concept d'apparence barbare, essentiel dans sa pens&#233;e, signifie simplement que nous ne pouvons plus nous accrocher &#224; un sol stable, suppos&#233; immuable, mais que nos existences, nos repr&#233;sentations, nos &#171; espaces existentiels &#187; sont en perp&#233;tuel mouvement, en m&#233;tamorphose permanente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit de partir de l&#224;, r&#233;solument, afin de ne pas fantasmer sur un arri&#232;re-fond, un Eden qu'il suffirait de &#171; retrouver &#187;. Il n'y a pas de pass&#233; &#224; regretter car, d'une certaine mani&#232;re, nous avons toujours &#233;t&#233; d&#233;territorialis&#233;s&#8230; Chercher &#224; aller &#224; l'encontre de ce processus en devenir produirait les effets que l'on tente de conjurer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s lors, comment expliquer que malgr&#233; le fait que tout circule, nous dit Guattari, tout semble n&#233;anmoins stagner, rester en place : les existences tendent &#224; s'homog&#233;n&#233;iser, les espaces &#224; se ressembler, les modes de vie &#224; se singer en fonction d'un mod&#232;le unidimensionnel distill&#233; par le star system&#8230; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; ces ph&#233;nom&#232;nes massifiant, Guattari met en garde et nous fournit des outils pour se prot&#233;ger et inventer. Contre quoi ? : une probable p&#233;trification des subjectivit&#233;s, de ses sensations, de ses pens&#233;es, de sa singularit&#233;, intoxiqu&#233;es que nous sommes par le spectacle infantilisant et d&#233;responsabilisant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La SDLG a du pain sur la planche</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/editos/sdlg.html</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Moor*Thomas</dc:creator>


		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Guillemins</dc:subject>

		<description>&#192; deux semaines de l'inauguration de la gare, l'on ne peut que se r&#233;jouir de la mise en activit&#233; |1|, promise de longue date |2|, de la Soci&#233;t&#233; de d&#233;veloppement de Li&#232;ge-Guillemins (SDLG) pour orchestrer &#171; le d&#233;veloppement, la r&#233;alisation et l'exploitation de l'espace immobilier d&#233;finis au p&#233;rim&#232;tre de remembrement urbain &#187; |3|. En effet, &#224; l'exception de l'initiative Europan sur les terrains dits &#171; Balteau &#187; (entre la rue Paradis et la rue de Serbie) et pour autant qu'elle aboutisse sur un projet concret |4|, (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/architecture" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/guillemins" rel="tag"&gt;Guillemins&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton36-536d9.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; deux semaines de l'inauguration de la gare, l'on ne peut que se r&#233;jouir de la mise en activit&#233; |&lt;a href='#nb1-1' class='spip_note' rel='footnote' title='Source : Le Soir.' id='nh1-1'&gt;1&lt;/a&gt;|, promise de longue date |&lt;a href='#nb1-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Euro-Li&#232;ge TGV en parlait d&#233;j&#224; dans son journal en mai 2000 (page (...)' id='nh1-2'&gt;2&lt;/a&gt;|, de la Soci&#233;t&#233; de d&#233;veloppement de Li&#232;ge-Guillemins (SDLG) pour orchestrer &#171; le d&#233;veloppement, la r&#233;alisation et l'exploitation de l'espace immobilier d&#233;finis au p&#233;rim&#232;tre de remembrement urbain &#187; |&lt;a href='#nb1-3' class='spip_note' rel='footnote' title='Les statuts de la SDLG sont publi&#233;s depuis le 30 avril 2009.' id='nh1-3'&gt;3&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, &#224; l'exception de l'initiative Europan sur les terrains dits &#171; Balteau &#187; (entre la rue Paradis et la rue de Serbie) et pour autant qu'elle aboutisse sur un projet concret |&lt;a href='#nb1-4' class='spip_note' rel='footnote' title='Source : Europan.' id='nh1-4'&gt;4&lt;/a&gt;|, la fa&#231;on dont vont proc&#233;der les pouvoirs publics pour construire le nouveau quartier est toujours on ne peut plus floue &#8212; et l'on souhaite ardemment que la SDLG y travaille d&#232;s &#224; pr&#233;sent, vu la n&#233;cessaire pr&#233;paration qu'un projet d'une telle ampleur demande : d&#233;finition des enjeux, des objectifs, des moyens par temps de crise, de la planification dans le temps, du processus de mise en &#339;uvre, de la concertation, de la communication, du chantier, etc. Et la mani&#232;re dont a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; r&#233;cemment le constructeur (promoteur et architecte) de la future cit&#233; des finances n'est h&#233;las pas l&#224; pour nous rassurer&#8230; |&lt;a href='#nb1-5' class='spip_note' rel='footnote' title='Source : RTBF.' id='nh1-5'&gt;5&lt;/a&gt;|&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas tant le gabarit qui pose ici probl&#232;me |&lt;a href='#nb1-6' class='spip_note' rel='footnote' title='Une tour est pr&#233;vue dans le p&#233;rim&#232;tre de remembrement urbain (PRU) &#233;labor&#233; sur (...)' id='nh1-6'&gt;6&lt;/a&gt;| que le mode de s&#233;lection du projet. En cause, un processus de d&#233;signation du promoteur, &#233;labor&#233; par la R&#233;gie des b&#226;timents, qui a &#233;t&#233; mal ficel&#233; sur un point fondamental : c'est au priv&#233; que l'on a demand&#233; de localiser la construction de la cit&#233; des finances |&lt;a href='#nb1-7' class='spip_note' rel='footnote' title='&#192; savoir, tel qu'on l'avait formul&#233; dans l'appel, sur le territoire (...)' id='nh1-7'&gt;7&lt;/a&gt;|. Or, au-del&#224; du fait qu'il est regrettable de laisser au priv&#233; de d&#233;cider l&#224; o&#249; doivent s'implanter les administrations publiques, ce n'est un secret pour personne : la Ville de Li&#232;ge, comme Euro-Li&#232;ge TGV, a toujours manifest&#233; son souhait de voir s'installer le b&#226;timent en bordure de la future esplanade &#8212; l&#224; d'ailleurs o&#249; elle se situe aujourd'hui &#8212; pour en faire une locomotive du nouveau quartier et contribuer &#224; la r&#233;alisation de l'esplanade projet&#233;e. M&#234;me si elle n'est pas partag&#233;e par tous |&lt;a href='#nb1-8' class='spip_note' rel='footnote' title='La plate-forme Guillemins.be, notamment, &#224; laquelle participe urbAgora, (...)' id='nh1-8'&gt;8&lt;/a&gt;|, c'est une option qui se d&#233;fend.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors pourquoi la R&#233;gie a-t-elle propos&#233;e cette proc&#233;dure, s'obstinant dans une voie dont l'issue &#233;tait connue de tous |&lt;a href='#nb1-9' class='spip_note' rel='footnote' title='Il &#233;tait &#233;vident que les promoteurs qui avaient d&#233;velopp&#233;s un projet rue du (...)' id='nh1-9'&gt;9&lt;/a&gt;| ? Le r&#233;sultat &#233;tait &#233;crit d'avance : en l'absence de la remise du projet Plan inclin&#233; en toute derni&#232;re minute |&lt;a href='#nb1-10' class='spip_note' rel='footnote' title='Source : RTBF.' id='nh1-10'&gt;10&lt;/a&gt;|, la R&#233;gie des b&#226;timents a &#233;videmment choisi le projet Fedimmo &#8212; le dernier candidat en lice, propri&#233;taire de l'actuelle cit&#233; des finances rue Paradis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un tel processus, la question architecturale est forc&#233;ment rel&#233;gu&#233;e au second plan, alors qu'elle devrait &#234;tre centrale &#8212; tant pour les habitants du quartier que pour les futurs usagers du site. Un concours d'architecture ou une proc&#233;dure similaire |&lt;a href='#nb1-11' class='spip_note' rel='footnote' title='On recommande vivement &#224; ce propos la lecture &#224; ce propos du Vade-mecum. (...)' id='nh1-11'&gt;11&lt;/a&gt;|, organis&#233; par Fedimmo, &#224; condition qu'il soit bien encadr&#233; par les pouvoirs publics, aurait permis &#8212; s'il avait &#233;t&#233; mis en &#339;uvre, mais il est encore temps |&lt;a href='#nb1-12' class='spip_note' rel='footnote' title='Dans ce cas de figure, il serait opportun d'int&#233;grer la possibilit&#233; de (...)' id='nh1-12'&gt;12&lt;/a&gt;| &#8212; de mettre en concurrence plusieurs propositions architecturales et de choisir in fine celle qui convient le mieux pour le site. Et non de se contenter comme &#224; ce jour d'une seule et unique proposition, celle connue de tous, des architectes Jaspers &amp; Eyers, habitu&#233;s &#224; ces grands ensembles de bureaux en Belgique, comme la tour des finances &#224; Bruxelles, la M&#233;diacit&#233; &#224; Li&#232;ge, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il serait pr&#233;somptueux de d&#233;finir ce qu'est une bonne ou mauvaise architecture, il est clair qu'avec une seule proposition architecturale pour le site, il est difficile d'&#234;tre convaincu que ce soit la meilleure. C'est la raison pour laquelle de nombreux pouvoirs publics en Belgique et &#224; l'&#233;tranger utilisent des proc&#233;dures de concours ou similaires pour choisir les b&#226;timents qui incarneront leurs valeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment un nouveau b&#226;timent peut-il incarner une politique publique, ici celles des finances, dont la finalit&#233; est de servir la population et l'Etat ? Comment le service au citoyen peut-il &#234;tre am&#233;lior&#233; par la construction de ce b&#226;timent ? Comment ce b&#226;timent int&#233;grera-t-il les d&#233;fis de la durabilit&#233; &#8212; de la mobilit&#233; douce aux &#233;conomies d'&#233;nergies, en passant par le bien-&#234;tre de ses utilisateurs ? Comment s'articulera-t-il avec le quartier existant, avec la Meuse qui le borde ? Comment incarnera-t-il l'architecture de ce d&#233;but de si&#232;cle, dans ce nouveau quartier de Li&#232;ge ? Etc. Voil&#224; autant de questions dont l'on souhaiterait voir les pouvoirs publics se saisir par la m&#234;me occasion, &#224; la R&#233;gie des b&#226;timents comme &#224; la SDLG qui pilote aujourd'hui les autres d&#233;veloppements immobiliers du quartier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il serait en cons&#233;quence heureux que la SDLG affiche d&#232;s &#224; pr&#233;sent ses intentions pour le quartier et mette en place une politique architecturale, avec la n&#233;cessaire exigence de professionnalisme que celle-ci requiert pour avoir une l&#233;gitimit&#233; et une cr&#233;dibilit&#233; publique |&lt;a href='#nb1-13' class='spip_note' rel='footnote' title='En bref, il s'agit de mettre en place les conditions de l'&#233;mergence d'une (...)' id='nh1-13'&gt;13&lt;/a&gt;|, en tirant profit de ce qui s'est fait de mieux ailleurs, de fa&#231;on &#224; rejoindre les ambitions locales et europ&#233;ennes affich&#233;es pour cette nouvelle porte de la ville. Avec pour premier objectif, fondamental : celui d'y am&#233;liorer la qualit&#233; de vie des habitants et des usagers du site |&lt;a href='#nb1-14' class='spip_note' rel='footnote' title='Des revendications aujourd'hui int&#233;gr&#233;es dans le Projet de D&#233;claration de (...)' id='nh1-14'&gt;14&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-1' id='nb1-1' class='spip_note' title='Notes 1-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| Source : Le Soir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-2' id='nb1-2' class='spip_note' title='Notes 1-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| Euro-Li&#232;ge TGV en parlait d&#233;j&#224; dans son journal en mai 2000 (page 4).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-3' id='nb1-3' class='spip_note' title='Notes 1-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| Les statuts de la SDLG sont publi&#233;s depuis le 30 avril 2009.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-4' id='nb1-4' class='spip_note' title='Notes 1-4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;| Source : &lt;a href='http://www.europan.be/concours_site.php?site=43' class='spip_out'&gt;Europan&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-5' id='nb1-5' class='spip_note' title='Notes 1-5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;| Source : RTBF.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-6' id='nb1-6' class='spip_note' title='Notes 1-6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;| Une tour est pr&#233;vue dans le p&#233;rim&#232;tre de remembrement urbain (PRU) &#233;labor&#233; sur base de la proposition architecturale largement accept&#233;e de tous, qui est celle de Dethier et associ&#233;s, Atelier 4D, Agence TER, Ney &amp; Partners, Partenaires D&#233;veloppement. On soulignera n&#233;anmoins que le gabarit envisag&#233; par Dethier (75 m) et ses associ&#233;s est nettement moindre que celui de la tour aujourd'hui propos&#233;e par Fedimmo (120 m).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-7' id='nb1-7' class='spip_note' title='Notes 1-7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;| &#192; savoir, tel qu'on l'avait formul&#233; dans l'appel, sur le territoire administratif de la Ville de Li&#232;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-8' id='nb1-8' class='spip_note' title='Notes 1-8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;| La plate-forme Guillemins.be, notamment, &#224; laquelle participe urbAgora, s'&#233;tant positionn&#233;e, en janvier 2009, en faveur du site de la rue du Plan Inclin&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-9' id='nb1-9' class='spip_note' title='Notes 1-9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;| Il &#233;tait &#233;vident que les promoteurs qui avaient d&#233;velopp&#233;s un projet rue du Plan inclin&#233; ou rue Paradis &#233;taient les favoris, au contraire des sites propos&#233;s au Val Beno&#238;t ou &#224; Ch&#233;n&#233;e&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-10' id='nb1-10' class='spip_note' title='Notes 1-10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;| Source : RTBF.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-11' id='nb1-11' class='spip_note' title='Notes 1-11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;| On recommande vivement &#224; ce propos la lecture &#224; ce propos du Vade-mecum. Commande publique &#224; Bruxelles. Comment choisir un auteur de projet ? Exemples et bonnes pratiques (ISACF La Cambre/Philippe Flamme, 2005), pour choisir le type de proc&#233;dure appropri&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-12' id='nb1-12' class='spip_note' title='Notes 1-12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;| Dans ce cas de figure, il serait opportun d'int&#233;grer la possibilit&#233; de r&#233;novation et/ou de reconstruction de la cit&#233; des finances (la &#171; tour Dedoyard &#187;), afin de laisser les propositions les plus ouvertes possibles d&#232;s le d&#233;part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-13' id='nb1-13' class='spip_note' title='Notes 1-13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;| En bref, il s'agit de mettre en place les conditions de l'&#233;mergence d'une architecture de qualit&#233; (favorisant des logiques qui sont autres que celles uniquement fond&#233;es sur celles du march&#233;) : mise en place d'un jury avec experts architectes ext&#233;rieurs, r&#233;mun&#233;ration des candidats (tout travail m&#233;rite salaire), pas de mise en concurrence sur base capacitaire (par exemple sur base des honoraires des architectes) etc. Lire &#224; ce propos le Livre blanc de l'architecture contemporaine en Communaut&#233; fran&#231;aise de Belgique, La Lettre Vol&#233;e/ISACF La Cambre, Bruxelles, 2004 et Commande publique &#224; Bruxelles. Comment choisir un auteur de projet ? Exemples et bonnes pratiques, ISACF La Cambre/Philippe Flamme, 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh1-14' id='nb1-14' class='spip_note' title='Notes 1-14' rev='footnote'&gt;14&lt;/a&gt;| Des revendications aujourd'hui int&#233;gr&#233;es dans le Projet de D&#233;claration de politique r&#233;gionale wallonne 2009-2014, &#171; Une &#233;nergie partag&#233;e pour une soci&#233;t&#233; durable, humaine et solidaire &#187;, Promouvoir un urbanisme et une architecture cr&#233;atifs, page 135, et dans le Projet de D&#233;claration de politique communautaire 2009-2014, &#171; Une &#233;nergie partag&#233;e pour une soci&#233;t&#233; durable, humaine et solidaire &#187;, page 130.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Faire dispara&#238;tre la piste de ski</title>
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		<dc:date>2009-09-03T01:32:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Faja</dc:creator>


		<dc:subject>Transport en commun</dc:subject>
		<dc:subject>Laveu</dc:subject>

		<description>Une nouvelle rubrique pour proposer des projets &#171; fous &#187;, des id&#233;es qui sortent du cadre. L'objectif n'est pas tant que pr&#233;tendre que tout est possible, en tout cas &#224; court terme, que de se forcer &#224; imaginer la ville autrement, de briser certains carcans qui entravent notre fa&#231;on de consid&#233;rer l'espace urbain. Premier papier, sous la plume d'Antoine Faja : et si on enterrait le viaduc de l'A602 ? Le constat s'impose : le viaduc de l'autoroute A602 &#8212; que le peuple de Li&#232;ge baptisa jadis, &#224; l'&#233;poque il se (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/transport-en-commun" rel="tag"&gt;Transport en commun&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/laveu" rel="tag"&gt;Laveu&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton38-181d5.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une nouvelle rubrique pour proposer des projets &#171; fous &#187;, des id&#233;es qui sortent du cadre. L'objectif n'est pas tant que pr&#233;tendre que tout est possible, en tout cas &#224; court terme, que de se forcer &#224; imaginer la ville autrement, de briser certains carcans qui entravent notre fa&#231;on de consid&#233;rer l'espace urbain. Premier papier, sous la plume d'Antoine Faja : et si on enterrait le viaduc de l'A602 ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le constat s'impose : le viaduc de l'autoroute A602 &#8212; que le peuple de Li&#232;ge baptisa jadis, &#224; l'&#233;poque il se terminait dans le vide &#224; la mani&#232;re d'un tremplin, la &#171; piste de ski &#187; &#8212;, entre Burenville et l'entr&#233;e du tunnel de Cointe est une nuisance majeure. Paysag&#232;re : ce stigmate de l'&#232;re automobile est omnipr&#233;sent dans le paysage, au point d'&#234;tre devenu un temps un symbole n&#233;gatif de la ville. Urbaine : le viaduc op&#232;re une v&#233;ritable coupure dans la ville et consomme un espace consid&#233;rable, tr&#232;s pr&#233;cieux, qui pourrait &#234;tre beaucoup mieux utilis&#233;, par exemple pour densifier la ville. Environnementale : le bruit et la pollution atmosph&#233;rique g&#233;n&#233;r&#233;s par l'autoroute p&#232;sent lourdement sur la qualit&#233; de vie de ses milliers de riverains.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;zone_js_div60 document_panorama&quot; style=&quot;position: relative; top: 0px; left: 0px; overflow: hidden; width: 520px; height: auto !important; height: 350px; min-height: 350px; z-index: 0;&quot;&gt; &lt;div class=&quot;zone_aller_gauche_js_div60&quot; style=&quot;position: absolute; margin-top: 140px; padding-left: 10px; width: 70px; height: 70px; z-index: 99;&quot;&gt; &lt;a href=&quot;#&quot;&gt; &lt;img id=&quot;aller_gauche60&quot; src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L70xH67/aller_gauche-d7e4a.png&quot; class='format_png' alt=&quot;fleche gauche&quot; title=&quot;vers la gauche&quot; width='70' height='67' style='height:67px;width:70px;' /&gt; &lt;/a&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;zone_aller_droite_js_div60&quot; style=&quot;position: 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title='PHNjcmlwdCB0eXBlPSJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHQiPg0KCQ0KPCEtLQ0KCXZhciBtb2RlX2F1dG82MTsNCgl2YXIgcGFub3JhbWE2MSA9IDA7DQoJdmFyIGxhcmdldXJfaW1hZ2U2MSA9IDE1OTU7DQoJdmFyIHJlZnJlc2g2MSwgYXJyZXQ2MTsNCglmdW5jdGlvbiBpbml0cGFub3JhbWE2MSgpDQoJew0KCQkNCgkJbW9kZV9hdXRvNjEgID0gMTsNCgkJZGVwbGFjZV9kcm9pdGVfYXV0bzYxKCk7CQ0KCQkJCQ0KCX0NCglmdW5jdGlvbiBkZXBsYWNlX2dhdWNoZTYxKCkgDQoJew0KCQkJY2xlYXJUaW1lb3V0KHJlZnJlc2g2MSk7DQoJCQltb2RlX2F1dG82MSA9MDsNCgkJCXZhciB2YWxfbGVmdCA9ICQoIi50YWJsZWF1X2ltYWdlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QiKS5jc3MoImxlZnQiKTsNCgkJCXZhbF9sZWZ0ID0gcGFyc2VJbnQodmFsX2xlZnQpOw0KCQ0KCQkJaWYgKHZhbF9sZWZ0ID49IDApDQoJCQl7DQoJCQkJaWYgKHBhbm9yYW1hNjEgPT0gMSkNCgkJCQl7DQoJCQkJCSQoIi50YWJsZWF1X2ltYWdlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QiKS5jc3MoImxlZnQiLCAiLSIrbGFyZ2V1cl9pbWFnZTYxKyJweCIpOw0KCQkJCX0NCgkJCX0NCgkJCWVsc2UNCgkJCXsNCgkJCQl2YWxfbGVmdCA9IHBhcnNlSW50KHZhbF9sZWZ0KSArIDU7DQoJCQkJJCgiLnRhYmxlYXVfaW1hZ2VfanNfZGl2NjE6bGFzdCIpLmNzcygibGVmdCIsIHZhbF9sZWZ0KyJweCIpOw0KCQkJfQ0KCQkJcmVmcmVzaDYxID0gc2V0VGltZW91dCgiZGVwbGFjZV9nYXVjaGU2MSgpIiw1KTsNCgl9DQoJZnVuY3Rpb24gZGVwbGFjZV9kcm9pdGU2MSgpIA0KCXsNCgkJCQ0KCQkJY2xlYXJUaW1lb3V0KHJlZnJlc2g2MSk7DQoJCQltb2RlX2F1dG82MSA9MDsNCgkJCXZhciB2YWxfbGVmdCA9ICQoIi50YWJsZWF1X2ltYWdlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QiKS5jc3MoImxlZnQiKTsNCgkJCXZhbF9sZWZ0ID0gcGFyc2VJbnQodmFsX2xlZnQpOw0KCQkJaWYgKHBhbm9yYW1hNjEgPT0gMSkNCgkJCXsNCgkJCQkNCgkJCQlpZiAodmFsX2xlZnQgPD0gLWxhcmdldXJfaW1hZ2U2MSkNCgkJCQl7DQoJCQkJCSQoIi50YWJsZWF1X2ltYWdlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QiKS5jc3MoImxlZnQiLCA1KTsNCgkJCQl9DQoJCQkJZWxzZQ0KCQkJCXsNCgkJCQkJdmFsX2xlZnQgPSB2YWxfbGVmdCAtIDU7DQoJCQkJCSQoIi50YWJsZWF1X2ltYWdlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QiKS5jc3MoImxlZnQiLCB2YWxfbGVmdCsicHgiKTsNCgkJCQl9DQoJCQl9DQoJCQllbHNlDQoJCQl7DQoJCQkJaWYgKHZhbF9sZWZ0ICA+IC1sYXJnZXVyX2ltYWdlNjErNTIwKQ0KCQkJCXsNCgkJCQkJdmFsX2xlZnQgPSB2YWxfbGVmdCAtIDU7DQoJCQkJCSQoIi50YWJsZWF1X2ltYWdlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QiKS5jc3MoImxlZnQiLCB2YWxfbGVmdCsicHgiKTsNCgkJCQl9DQoNCgkJCX0NCgkJCXJlZnJlc2g2MSA9IHNldFRpbWVvdXQoImRlcGxhY2VfZHJvaXRlNjEoKSIsNSk7DQoJCQ0KDQoJfQ0KCWZ1bmN0aW9uIGRlcGxhY2VfZ2F1Y2hlX2F1dG82MSgpIA0KCXsNCgkJDQoJCWNsZWFyVGltZW91dChyZWZyZXNoNjEpOw0KCQlpZiAobW9kZV9hdXRvNjEgID09IDEpDQoJCXsJDQoJCQl2YXIgdmFsX2xlZnQgPSAkKCIudGFibGVhdV9pbWFnZV9qc19kaXY2MTpsYXN0IikuY3NzKCJsZWZ0Iik7DQoJCQl2YWxfbGVmdCA9IHBhcnNlSW50KHZhbF9sZWZ0KTsNCgkNCgkJCWlmICh2YWxfbGVmdCA+PSAwKQ0KCQkJew0KCQkJCWlmIChwYW5vcmFtYTYxID09IDEpDQoJCQkJew0KCQkJCQkkKCIudGFibGVhdV9pbWFnZV9qc19kaXY2MTpsYXN0IikuY3NzKCJsZWZ0IiwgIi0iK2xhcmdldXJfaW1hZ2U2MSsicHgiKTsNCgkJCQkJcmVmcmVzaDYxID0gc2V0VGltZW91dCgiZGVwbGFjZV9nYXVjaGVfYXV0bzYxKCkiLDUwKTsNCgkJCQl9DQoJCQkJZWxzZQ0KCQkJCXsNCgkJCQkJcmVmcmVzaDYxID0gc2V0VGltZW91dCgiZGVwbGFjZV9kcm9pdGVfYXV0bzYxKCkiLDUwKTsNCgkJCQl9DQoJCQl9DQoJCQllbHNlDQoJCQl7DQoJCQkJdmFsX2xlZnQgPSB2YWxfbGVmdCArIDE7DQoJCQkJJCgiI3RhYmxlYXVfaW1hZ2VfanNfZGl2NjE6bGFzdCIpLmNzcygibGVmdCIsIHZhbF9sZWZ0KyJweCIpOw0KCQkJCXJlZnJlc2g2MSA9IHNldFRpbWVvdXQoImRlcGxhY2VfZ2F1Y2hlX2F1dG82MSgpIiw1MCk7DQoJCQl9DQoJCQkNCgkJDQoJCX0NCgl9DQoNCglmdW5jdGlvbiBkZXBsYWNlX2Ryb2l0ZV9hdXRvNjEoKSANCgl7DQoJCWNsZWFyVGltZW91dChyZWZyZXNoNjEpOw0KCQlpZiAobW9kZV9hdXRvNjEgID09IDEpDQoJCXsJDQoJCQl2YXIgdmFsX2xlZnQgPSAkKCIudGFibGVhdV9pbWFnZV9qc19kaXY2MTpsYXN0IikuY3NzKCJsZWZ0Iik7DQoJCQl2YWxfbGVmdCA9IHBhcnNlSW50KHZhbF9sZWZ0KTsNCgkNCg0KCQkJaWYgKHBhbm9yYW1hNjEgPT0gMSkNCgkJCXsNCgkJCQlpZiAodmFsX2xlZnQgPD0gLWxhcmdldXJfaW1hZ2U2MSkNCgkJCQl7DQoJCQkJCQ0KCQkJCQkkKCIudGFibGVhdV9pbWFnZV9qc19kaXY2MTpsYXN0IikuY3NzKCJsZWZ0IiwgMCk7DQoJCQkJCQ0KCQkJCQkJDQoJCQkJCQ0KCQkJCX0NCgkJCQllbHNlDQoJCQkJew0KCQkJCQkJdmFsX2xlZnQgPSB2YWxfbGVmdCAtIDE7DQoJCQkJCSQoIi50YWJsZWF1X2ltYWdlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QiKS5jc3MoImxlZnQiLCB2YWxfbGVmdCsicHgiKTsNCg0KCQkJCX0NCgkJCQlyZWZyZXNoNjEgPSBzZXRUaW1lb3V0KCJkZXBsYWNlX2Ryb2l0ZV9hdXRvNjEoKSIsNTApOw0KCQkJfQ0KCQkJZWxzZQ0KCQkJew0KCQkJaWYgKHZhbF9sZWZ0IDw9IC1sYXJnZXVyX2ltYWdlNjErNTIwKQ0KCQkJCXsNCgkJCQkJDQoJCQkJCXJlZnJlc2g2MSA9IHNldFRpbWVvdXQoImRlcGxhY2VfZ2F1Y2hlX2F1dG82MSgpIiw1MCk7DQoJCQkJCQkNCgkJCQkJDQoJCQkJfQ0KCQkJCWVsc2UNCgkJCQl7DQoJCQkJCXZhbF9sZWZ0ID0gdmFsX2xlZnQgLSAxOw0KCQkJCQkkKCIudGFibGVhdV9pbWFnZV9qc19kaXY2MTpsYXN0IikuY3NzKCJsZWZ0IiwgdmFsX2xlZnQrInB4Iik7DQoJCQkJCXJlZnJlc2g2MSA9IHNldFRpbWVvdXQoImRlcGxhY2VfZHJvaXRlX2F1dG82MSgpIiw1MCk7DQoJCQkJfQ0KDQoJCQl9DQoJCQkNCgkJDQoJCX0NCgl9DQoNCgkgalF1ZXJ5KGRvY3VtZW50KS5yZWFkeShmdW5jdGlvbigpew0KCQkNCgkJCWluaXRwYW5vcmFtYTYxKCk7DQoJCQkkKCIuem9uZV9hbGxlcl9kcm9pdGVfanNfZGl2NjE6bGFzdCBhIikuYmluZCgnY2xpY2snLA0KCQkJCWZ1bmN0aW9uKCkgew0KCQkJCQlyZXR1cm4gZmFsc2U7DQoJCQl9KTskKCIuem9uZV9hbGxlcl9kcm9pdGVfanNfZGl2NjE6bGFzdCBhIikuYmluZCgnbW91c2VvdmVyJywNCgkJCQlmdW5jdGlvbigpIHsNCgkJCQkJZGVwbGFjZV9kcm9pdGU2MSgpOw0KCQkJCQlyZXR1cm4gZmFsc2U7DQoJCQl9KTsNCgkJCSQoIi56b25lX2FsbGVyX2dhdWNoZV9qc19kaXY2MTpsYXN0IGEiKS5iaW5kKCdtb3VzZW92ZXInLA0KCQkJCWZ1bmN0aW9uKCkgew0KCQkJCQlkZXBsYWNlX2dhdWNoZTYxKCk7DQoJCQkJCXJldHVybiBmYWxzZTsNCgkJCX0pOw0KCQkJJCgiLnpvbmVfYWxsZXJfZ2F1Y2hlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QgYSIpLmJpbmQoJ2NsaWNrJywNCgkJCQlmdW5jdGlvbigpIHsNCgkJCQkJcmV0dXJuIGZhbHNlOw0KCQkJfSk7JCgiLnpvbmVfYWxsZXJfZHJvaXRlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QgYSIpLmJpbmQoJ21vdXNlb3V0JywNCgkJCQlmdW5jdGlvbigpIHsNCgkJCQkJY2xlYXJUaW1lb3V0KHJlZnJlc2g2MSk7DQoJCQkJCXJldHVybiBmYWxzZTsNCgkJCX0pOw0KCQkJJCgiLnpvbmVfYWxsZXJfZ2F1Y2hlX2pzX2RpdjYxOmxhc3QgYSIpLmJpbmQoJ21vdXNlb3V0JywNCgkJCQlmdW5jdGlvbigpIHsNCgkJCQkJY2xlYXJUaW1lb3V0KHJlZnJlc2g2MSk7DQoJCQkJCXJldHVybiBmYWxzZTsNCgkJCX0pOw0KDQoJfSk7DQoJDQoJLS0+DQoJPC9zY3JpcHQ+' &gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Constat subsidiaire : la pr&#233;sence de ce viaduc emp&#234;che pratiquement la mise &#224; quatre voies de la ligne de chemin de fer entre les Guillemins et Ans. Or cette ligne, emprunt&#233;e par les trains desservant Bruxelles, y compris les TGV, est la plus fr&#233;quent&#233;e du r&#233;seau li&#233;geois, au point d'&#234;tre aujourd'hui sous-dimensionn&#233;e : dans son gabarit actuel, elle ne permet quasiment plus d'augmentation de capacit&#233;, a fortiori une exploitation de type RER &#8212; que pourtant on souhaite par ailleurs d&#233;velopper &#8212; semble impossible en l'&#233;tat actuel des choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Li&#233;geois ont semble-t-il r&#233;solu de s'accomoder de cette situation comme d'un mal n&#233;cessaire. Et si tel n'&#233;tait pas le cas ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre hypoth&#232;se : il est possible de prolonger le tunnel de Cointe jusqu'&#224; Burenville (longueur : environ 2,5 km). Ce tunnel en tranch&#233;e couverte passerait donc sous l'avenue de l'observatoire, le long de la rue des Eburons et de la rue Louis Boumal, sous les rues Saint-Gilles, Saint-Laurent et suivantes. On supprimerait en outre les sorties d'autoroute Saint-Laurent et Laveu qui inondent de voitures des quartiers r&#233;sidentiels (les actuelles sorties de Burenville, d'Avroy et des Guillemins sont maintenues et am&#233;lior&#233;es, en les branchant directement sur le tunnel). Ce faisant, le r&#244;le de l'autoroute serait modifi&#233; dans le sens d'une moindre desserte urbaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cr&#233;ation de ce tunnel (et la destruction cons&#233;cutive du viaduc) permettra de faire passer la voie de chemin de fer entre les Guillemins et Ans &#224; quatre voies. Ce qui permet la r&#233;ouverture de la station des Hauts Pr&#233;s ainsi que la cr&#233;ation d'une station &#171; Jaur&#232;s &#187;, &#224; Ans, au croisement de la rue Jean Jaur&#232;s et du chemin de fer et une autre dans le bas du quartier du Laveu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la superficie ainsi d&#233;gag&#233;e, il serait possible de recr&#233;er un parcelaire dense, principalement compos&#233; de maisons familiales mitoyennes avec jardin. Les terrains situ&#233;s entre les actuelles sorties de Burenville et Saint-Laurent sont consacr&#233;s &#224; la cr&#233;ation d'un nouveau quartier (&#224; proximit&#233; d'un futur arr&#234;t de tram). Tous ces nouveaux espaces sont agr&#233;ment&#233;s d'espaces publics, notamment une place publique faisant lien entre le bas du Laveu et les quartier du Botanique et Sainte-V&#233;ronique, &#233;ventuellement une place publique au carrefour des rues Saint-Laurent et du Calvaire,....&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_57 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/a602.jpg&quot; title='JPEG - 1.3 Mo' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L470xH520/a602-4b4c9-35630.jpg' width='470' height='520' alt='JPEG - 1.3 Mo' style='height:520px;width:470px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-57 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Plan g&#233;n&#233;ral de la zone&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-57 spip_doc_descriptif'&gt;Il ne s'agit &#233;videmment que d'une hypoth&#232;se montrant la possibilit&#233; de recoudre le tissu urbain. Les voiries existantes sont indiqu&#233;es en jaune. Les voiries et places &#224; cr&#233;er en blanc. Les lignes rouges indiquent les fronts b&#226;tis &#224; cr&#233;er ou &#224; reconstituer. Le tunnel autoroutier est visible en filigrane.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_51 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/png/laveu_avec.png&quot; title='PNG - 2 Mo' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH311/laveu_avec-9e8c5-45606.png' width='500' height='311' alt='PNG - 2 Mo' style='height:311px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-51 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;La situation actuelle&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-51 spip_doc_descriptif'&gt;Vue a&#233;rienne de l'actuelle sortie d'autoroute &#171; Avroy &#187; (sur la gauche de l'image : le quartier Laveu, dans le fond le Jardin botanique, sur la droite le quartier Sainte-V&#233;ronique.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_52 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/laveu_sans.jpg&quot; title='JPEG - 626.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH294/laveu_sans-e72eb-78b6a.jpg' width='500' height='294' alt='JPEG - 626.9 ko' style='height:294px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-52 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Le m&#234;me endroit sans autoroute&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-52 spip_doc_descriptif'&gt;Un possible r&#233;am&#233;nagement de ces m&#234;mes lieux : l'autoroute est pass&#233;e en sous-sol (de m&#234;me que la ligne de chemin de fer reliant les Guillemins &#224; Jonfosse). Le chemin de fer allant vers Ans compte quatre voies au lieu de deux (ce qui permet le trafic combin&#233; des TGV et d'une desserte locale). Une station RER est venue s'implanter entre les deux quartiers. Et une perspective arbor&#233;e est n&#233;e entre le pied de la rue des Wallons et la rue Sainte-Marie. Les nouveaux volumes envisag&#233;s sont color&#233;s, les volumes existants sont en blanc. Il s'agit bien &#233;videmment d'une esquisse extr&#234;mement grossi&#232;re qui ne prend pas en compte de nombreux &#233;l&#233;ments (en particulier la d&#233;clivit&#233; du terrain).
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_59 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/png/laveu_zenith.png&quot; title='PNG - 2.8 Mo' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH298/laveu_zenith-9ac23-b55e8.png' width='500' height='298' alt='PNG - 2.8 Mo' style='height:298px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-59 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Vue z&#233;nithale de la situation actuelle&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_58 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/laveu_zenith.jpg&quot; title='JPEG - 368.4 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH286/laveu_zenith-8187d-ac7b3.jpg' width='500' height='286' alt='JPEG - 368.4 ko' style='height:286px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-58 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Vue z&#233;nithale avec l'autoroute enterr&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_56 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/png/boston.png&quot; title='PNG - 339.9 ko' type=&quot;image/png&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L250xH178/boston-4a2ad-59140-76d68.png' width='250' height='178' alt='PNG - 339.9 ko' style='height:178px;width:250px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-56 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Boston, avant et apr&#232;s le &#171; Big Dig &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Question : est-ce r&#233;aliste ? Certainement pas. Est-ce finan&#231;able ? Encore moins. En tout cas pas &#224; court-terme ni dans le contexte budg&#233;taire et institutionnel actuel. Mais les choses peuvent changer. Pour preuve, un certain nombre d'exemples de villes ont choisi de r&#233;aliser des projets similaires. C'est par exemple le cas de la ville de Boston, qui a &#224; pr&#233;sent achev&#233; le projet &#171; big dig &#187; qui a vu l'enfouissement de voies rapides qui &#233;taient jusque l&#224; suspendues et la cr&#233;ation d'espaces verts en lieu et place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore quelques vues...&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_53 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/laveu_perspective.jpg&quot; title='JPEG - 534 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH294/laveu_perspective-af36e-30267.jpg' width='500' height='294' alt='JPEG - 534 ko' style='height:294px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-53 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Perspective dans l'axe de l'avenue&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-53 spip_doc_descriptif'&gt;Au premier plan, l'actuel front b&#226;ti de la rue Louvrex. Dans le fond, la station RER du Laveu.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_54 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/laveu_vue_ensemble.jpg&quot; title='JPEG - 377.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH294/laveu_vue_ensemble-95ffa-30e62.jpg' width='500' height='294' alt='JPEG - 377.2 ko' style='height:294px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-54 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Vue g&#233;n&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_55 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/laveu_station.jpg&quot; title='JPEG - 671.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH294/laveu_station-75c42-c5260.jpg' width='500' height='294' alt='JPEG - 671.3 ko' style='height:294px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-55 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Station de RER du Laveu&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-55 spip_doc_descriptif'&gt;D&#233;tail de la station RER, situ&#233;e sur le tr&#232;s large pont ferroviaire qui enjambe la nouvelle place publique.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>

<item xml:lang="fr">
		<title>San Francisco, le visiteur et le syst&#232;me de transports en commun </title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/ailleurs/san-francisco-le-visiteur-et-le.html</link>
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		<dc:date>2009-09-03T01:10:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Thoreau</dc:creator>


		<dc:subject>Tram</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;lo</dc:subject>
		<dc:subject>Transport en commun</dc:subject>

		<description>&#192; son arriv&#233;e dans la ville bigarr&#233;e de San Francisco, le visiteur de provenance lointaine est tr&#232;s spontan&#233;ment guid&#233; jusqu'&#224; la sortie du complexe a&#233;roportuaire, &#224; laquelle l'attend une double ligne de rames qui desservent les terminaux et les principaux centres de services du San Francisco International Airport (SFO). Il est ensuite surpris par le gigantisme de l'infrastructure qui l'entoure, aux accents futuristes. La navette dans laquelle il se situe toujours, suspendue au plus haut niveau d'un (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/ailleurs/" rel="directory"&gt;Ailleurs&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/velo" rel="tag"&gt;V&#233;lo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/transport-en-commun" rel="tag"&gt;Transport en commun&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton32-698dc.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; son arriv&#233;e dans la ville bigarr&#233;e de San Francisco, le visiteur de provenance lointaine est tr&#232;s spontan&#233;ment guid&#233; jusqu'&#224; la sortie du complexe a&#233;roportuaire, &#224; laquelle l'attend une double ligne de rames qui desservent les terminaux et les principaux centres de services du &lt;i&gt;San Francisco International Airport&lt;/i&gt; (SFO). Il est ensuite surpris par le gigantisme de l'infrastructure qui l'entoure, aux accents futuristes. La navette dans laquelle il se situe toujours, suspendue au plus haut niveau d'un v&#233;ritable mille-feuilles de voies de transport, concourt fortement &#224; cette impression. Rien d'&#233;tonnant &#224; cette d&#233;mesure : elle est &#224; la hauteur de la tr&#232;s dense m&#233;tropole que constitue San Francisco, qui comporte environ 744.000 habitants dens&#233;ment r&#233;partis sur une surface de 120 km carr&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_33 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_3587-b6364.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;Des structures futuristes&quot; title=&quot;Des structures futuristes&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que parfaitement novice, le visiteur atterrit donc ais&#233;ment &#224; r&#233;cente ligne de m&#233;tro, qui relie dor&#233;navant l'a&#233;roport au centre-ville de San Francisco et ses diff&#233;rents quartiers (une distance d'environ 23 km), mais &#233;galement toutes les entit&#233;s urbaines incluses dans l'agglom&#233;ration &#8211; Oakland, Berkeley, Richmond, au nord, et jusqu'&#224; Millbrae, au sud. C'est donc un v&#233;ritable r&#233;seau ferroviaire que propose le syst&#232;me BART, ce r&#233;seau de lignes de m&#233;tro dont fait partie la ligne qui am&#232;ne le quidam de l'a&#233;roport &#224; &lt;i&gt;downtown&lt;/i&gt; |&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://bart.gov/' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;|. L'existence de ce m&#233;tro, &#224; la fois 'immerg&#233;' et souterrain, a de quoi surprendre. San Francisco n'est-elle pas r&#233;put&#233;e pour son instabilit&#233; tectonique et son destin sismique ? La ville a &#233;t&#233; litt&#233;ralement &#233;branl&#233;e &#8211; &#224; grands frais &#8211; par le terrible tremblement de terre de 1906 et, dans une moindre mesure, par celui de 1989. C'est donc &#224; un pari risqu&#233; que se sont livr&#233; les autorit&#233;s en investissant dans ce r&#233;seau qui pourtant, au vu de son succ&#232;s de sa fr&#233;quentation, r&#233;pond manifestement &#224; un besoin de la population, principalement au niveau du centre-ville.
&lt;span class='spip_document_43 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_4475-b09c5.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;Une rame du BART&quot; title=&quot;Une rame du BART&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre voyageur parvient donc sans encombres sur &lt;i&gt;Market Street&lt;/i&gt;, qui est une des art&#232;res principales de San Francisco, dont la particularit&#233; est d'&#234;tre oblique dans un maillage de voiries qui s'intersectent &#224; angle droit, toutes perpendiculaires les unes aux autres &#8211; la configuration standard d'une ville am&#233;ricaine. Apr&#232;s un drapeau arc-en-ciel c&#233;l&#233;brant la diversit&#233; sexuelle, comme chaque r&#233;verb&#232;re en arbore, le visiteur est surpris par la quantit&#233; de transports en commun qui s'offrent en spectacle, de gauche comme de droite ; c'est un incessant ballet de trams et de bus.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La m&#233;thode pi&#233;tonni&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le meilleur moyen de se d&#233;placer &#224; San Francisco reste probablement la marche &#224; pied. Gr&#226;ce &#224; son ancrage historique unique sur la c&#244;te ouest des &#201;tats-Unis, le centre urbain est con&#231;u &#224; l'ancienne mode, c'est-&#224;-dire comme une zone d'activit&#233; dense. De la sorte, le visiteur peut invariablement rejoindre sa destination par de larges trottoirs, et prendre tr&#232;s au s&#233;rieux son r&#244;le de pi&#233;ton &#8211; notamment en s'impr&#233;gnant de l'esprit tr&#232;s ouvert et multiculturel de la ville, ou en appr&#233;ciant ses fleurons architecturaux. Il faut savoir que cela n'est pas n&#233;cessairement le cas dans toutes les agglom&#233;rations urbaines am&#233;ricaines, certaines pr&#233;sentant la caract&#233;ristiques d'avoir &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e en tenant compte de la voiture, pr&#233;sentant de ce fait un &#233;talement et des distances hors d'atteinte pour le pi&#233;ton.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La pratique ponctuelle du cyclisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au rayon de la mobilit&#233; douce, le v&#233;lo ne fait pas vraiment partie de l'attirail du visiteur. Pourtant,la location de v&#233;los est une activit&#233; touristique tr&#232;s populaire le long de la baie de San Francisco. Beaucoup de touristes en font usage pour parcourir les larges quais et traverser la zone portuaire, de l'&lt;i&gt;Embarcadero&lt;/i&gt; au tr&#232;s fr&#233;quent&#233; &lt;i&gt;Fisherman's Wharf&lt;/i&gt;, pour rejoindre le c&#233;l&#232;bre &lt;i&gt;Golden Gate&lt;/i&gt;, si grand qu'un v&#233;lo n'est probablement pas superflu. Toutefois, la pratique du v&#233;lo ne s'offre au visiteur qu'&#224; titre subsidiaire et s'av&#232;re bien trop contraignante et on&#233;reuse, par exemple, pour un usage quotidien et utilitaire. &#192; cet &#233;gard, un syst&#232;me de v&#233;los partag&#233;s performant trouverait sans nul doute sa place dans un ville telle que San Francisco, bien que le relief tr&#232;s accident&#233; de la ville soit indubitablement un argument en d&#233;faveur d'un tel syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des voitures partag&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si l'id&#233;e de partager un mode de transport personnel pla&#238;t &#224; notre visiteur, il peut toujours se rabattre sur l'un des deux principaux syst&#232;mes de voitures partag&#233;es, &lt;i&gt;ZipCar&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;CityCarShare&lt;/i&gt; (&#171; &lt;i&gt;think global, share local&lt;/i&gt; &#187;, selon le slogan de cette derni&#232;re compagnie) |&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.zipcar.com/ et http://www.citycarshare.org/' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;|. Ces derniers pr&#233;sentent l'avantage de r&#233;soudre la tr&#232;s pointilleuse question du parking &#224; l'aide de sites de parking d&#233;di&#233;s. Toutefois, c'est bien davantage aux riverains que s'adresse ce syst&#232;me qui n&#233;cessite une inscription et quelques formalit&#233;s administratives. S'il se hasarde &#224; en faire usage malgr&#233; les avertissements de tous les guides touristiques, le visiteur sera confront&#233; &#224; d'autres challenges, une fois sur la route : la plupart des axes sont &#224; sens unique et abondamment fr&#233;quent&#233;s, sans compter les difficult&#233;s inh&#233;rentes aux reliefs de la ville, tr&#232;s accident&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les c&#233;l&#232;bres &lt;i&gt;cable cars&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, l'alternative est toute dessin&#233;e pour le visiteur, qui peut sans peine se rabattre, en toute fiabilit&#233;, sur l'important r&#233;seau de trams, bus &#233;lectriques ou hybrides ou bateau, voire m&#234;me ces fameuses &lt;i&gt;'cable cars'&lt;/i&gt;, ou &#171; voitures c&#226;bl&#233;es &#187; qui font la r&#233;putation de San Francisco. Ces derni&#232;res sont une attraction extr&#234;mement populaire, dont le fonctionnement est relativement simple. Les wagonnets sont accroch&#233;s &#224; un c&#226;ble souterrain, situ&#233; imm&#233;diatement sous la route, par l'entremise d'un point d'accroche extr&#234;mement ferme. Celui-ci est bloqu&#233; &#224; l'aide de plusieurs freins qui, lorsqu'ils lib&#232;rent leur emprise, permette &#224; la voiture de se hisser, en suivant le c&#226;ble, le long d'axes routiers &#224; la d&#233;clivit&#233; tr&#232;s importante. La manoeuvre est d&#233;licate, en ce que le conducteur doit savamment ajuster la 'lib&#233;ration' de l'attache, sans quoi la prise que celle-ci exerce sur le c&#226;ble serait insuffisante. La voiture glisserait alors le long du c&#226;ble jusqu'au pied de la c&#244;te, o&#249; la manoeuvre serait &#224; recommencer. D'o&#249; la blague favorite des conducteurs de &lt;i&gt;cable car&lt;/i&gt; : &#171; C'est mon premier jour dans ce boulot, les gars ! &#187;. Au total, quatre c&#226;bles permettent de desservir trois lignes, pour un total d'environ 15 km. S'il est commode de remonter une rue en pente forte &#224; l'aide des &lt;i&gt;cable cars&lt;/i&gt;, leur forte attractivit&#233; touristique impose le plus souvent une file d'attente et, finalement, bien peu de locaux emploient ce syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_39 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_4288-5f470.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 435.5 ko' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-39 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Une voiture c&#226;bl&#233;e avant l'action&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_38 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_4147-bf2ac.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 604 ko' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-38 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;La t&#226;che qui attend la voiture c&#226;bl&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le tram, vers les sommets&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plus s&#233;rieusement, au-del&#224; de l'aspect ludique des &lt;i&gt;cable cars&lt;/i&gt;, le visiteur averti qui cherche &#224; se d&#233;placer utilement dans l'agglom&#233;ration optera pr&#233;f&#233;rentiellement pour le vaste r&#233;seau de trams. Celui-ci parcourt les principaux axes de la ville et pr&#233;sente la particularit&#233; d'&#234;tre singuli&#232;rement r&#233;ussi sur un plan esth&#233;tique, notamment sur la ligne c&#244;ti&#232;re. En effet, la municipalit&#233; de San Francisco a r&#233;solument inscrit certaines de ses rames de trams dans un style &lt;i&gt;vintage&lt;/i&gt;, reproduisant &#224; l'identique l'aspect des &lt;i&gt;tramways&lt;/i&gt; d'&#233;poque, comme par exemple ceux qui arpentaient les rues de Philadelphie dans les ann&#233;es '40, ou encore ceux qui desservaient les rues de San Diego. L'aspect esth&#233;tique ne fait qu'adjoindre un suppl&#233;ment d'attractivit&#233; &#224; un syst&#232;me global qui, par ailleurs, n'en manque pas. &lt;span class='spip_document_42 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_4470-d2371.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;Un tram {vintage}&quot; title=&quot;Un tram {vintage}&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, les trams permettent de rejoindre tr&#232;s facilement les diff&#233;rents quartiers de la ville, marqu&#233;s chacun par une identit&#233; forte : l'&lt;i&gt;Embarcadero&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Fisherman's Wharf&lt;/i&gt; sur la c&#244;te, &lt;i&gt;Chinatown&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Japantown&lt;/i&gt; au registre asiatique, l'aire du &lt;i&gt;Civic Center&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Financial district&lt;/i&gt; et le quartier commercial d'&lt;i&gt;Union Square&lt;/i&gt;, les quartiers alternatifs du &lt;i&gt;Haight-Ashbury&lt;/i&gt;, sur fond d'ambiance hippie, ou du &lt;i&gt;Castro&lt;/i&gt;, domaine de pr&#233;dilection du mouvement LGBT |&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='footnote' title='http://fr.wikipedia.org/wiki/LGBT' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;|, voire enfin les poumons de la ville, le &lt;i&gt;Golden Gate Park&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Presidio&lt;/i&gt; ou la &lt;i&gt;North Beach&lt;/i&gt;. Les trams permettent notablement de gravir des pentes importantes ; c'est un pr&#233;-requis absolu pour tout type de transport dans les rues pentues de San Francisco. &lt;span class='spip_document_40 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_4440-c34ea.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;Croisement d'un tram dans une rue pentue&quot; title=&quot;Croisement d'un tram dans une rue pentue&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le bus, &#233;lectrique ou hybride, &#224; votre meilleure convenance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ces dessertes qui servent de colonne vert&#233;brale &#224; la structure de transport en commun, le visiteur peut &#233;galement appr&#233;cier la facilit&#233; du r&#233;seau de bus, qui s'inscrit &#224; titre subsidiaire dans le paysage trac&#233; par les lignes de trams. Les rues de San Francisco sont c&#233;l&#232;bres pour les multiples c&#226;bles qui traversent les routes &#224; hauteur de corniche, un peu partout. &#192; son grand &#233;tonnement, le visiteur d&#233;couvre que ces c&#226;bles servent notamment &#224; pourvoir en &#233;lectricit&#233;, outre les m&#233;nages, des bus enti&#232;rement &#233;lectriques &#8211; qui se vantent par ailleurs de n'&#233;mettre aucun gaz &#224; effet de serre. Ces bus sont aussi parfaitement performants que n'importe quel autre bus, tel qu'on en trouve par-del&#224; les agglom&#233;rations europ&#233;ennes. Lorsque le maillage c&#226;bl&#233; ne le permet pas, certaines lignes de bus prennent alors le relais, dot&#233;es d'un moteur &#224; explosion classique. En ce cas, toutefois, ce sont toujours des v&#233;hicules hybrides qui sont propos&#233;s. Autrement dit, sur le plan &#233;nerg&#233;tique, qu'il s'agisse des &lt;i&gt;cable cars&lt;/i&gt;, du tram ou des bus, le r&#233;seau fonctionne tr&#232;s majoritairement &#224; l'aide de l'&#233;nergie &#233;lectrique plut&#244;t que fossile. Ce qui &#233;tonne probablement notre visiteur est le caract&#232;re relativement v&#233;tuste du r&#233;seau, qui ne laisse en rien pr&#233;sager des solutions &#233;nerg&#233;tiques que celui-ci met en place. Les bus et trams sont manifestement loin d'&#234;tre flambant neufs et situ&#233;s &#224; la pointe de l'innovation technologique : ils ont simplement embrass&#233;, sans plus de difficult&#233;s, les techniques les moins &#233;nergivores disponibles, au moment de leur mise en fonction.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_41 spip_documents' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/IMG_4446-e132e.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 433.5 ko' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-41 spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;Un bus &#233;lectrique&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une gestion publique, garante de tarifs (tr&#232;s) abordables&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de transports en commun est g&#233;r&#233; par une soci&#233;t&#233; de service public, la &lt;i&gt;San Francisco Municipal Railway&lt;/i&gt;, plus connue sous son diminutif &lt;i&gt;Muni&lt;/i&gt; |&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.sfmta.com/cms/home/sfmta.php' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;|. Cette compagnie g&#232;re le transport en commun sous ses diverses formes, des trams aux bus. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, elle est parvenue &#224; maintenir l'offre tarifaire &#224; un niveau plancher. Sans pr&#233;judice des formules d'abonnement ax&#233;es vers les r&#233;sidents de San Francisco, la Muni offre aux visiteurs un &lt;i&gt;Muni pass&lt;/i&gt;, qui permet d'emprunter sans restriction n'importe lequel des syst&#232;mes propos&#233;s par elle, &#224; des tarifs d&#233;gressifs en fonction de la dur&#233;e. Par exemple, l'abonnement hebdomadaire est propos&#233; au prix de 24 $, soit 17 &#8364;. &#192; condition de ne pas arpenter les rues de mani&#232;re p&#233;destre, plus que de raison, notre visiteur peut trouver l&#224; un deal avantageux. Plus g&#233;n&#233;riquement, le trajet simple est propos&#233; pour un montant de 1,50 $, qui correspond au taux de change actuel &#224; 1 &#8364;. En raison de la fragilit&#233; permanente du dollar sur les march&#233;s financiers internationaux, la Muni est cependant contrainte d'adapter son offre tarifaire &#224; la hausse, &#224; partir du premier juillet 2009, augmentant ainsi le tarif du trajet simple &#224; 2 $ (soit, 1,4 &#8364;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, notre visiteur reprend le m&#233;tro BART, sur le chemin du retour vers le SFO, le coeur r&#233;joui. Pas une seule fois le r&#233;seau de transports en commun n'a &#233;t&#233; pris en d&#233;faut. &#192; quelque moment qu'il ait voulu l'emprunter, il a toujours trouv&#233;, dans la plus grande facilit&#233;, le tram ou le bus qui le m&#232;nerait &#224; bon port. Ces trams qui gravissent sans peine d'importantes c&#244;tes inspirent ce visiteur, qui se surprend &#224; souhaiter que, dans un futur id&#233;al, toutes les villes pentues s'en trouvent &#233;quip&#233;es itou. Il se dit que San Francisco, capitale de la diversit&#233; sous toutes ses formes, parangon d'&#233;cologie, ville ouverte et cosmopolite, a d&#233;cid&#233;ment le syst&#232;me de transports en commun qu'elle m&#233;rite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://bart.gov/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://bart.gov/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh2-2' id='nb2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.zipcar.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.zipcar.com/&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.citycarshare.org/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.citycarshare.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh2-3' id='nb2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/LGBT' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/LGBT&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh2-4' id='nb2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.sfmta.com/cms/home/sfmta.php' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.sfmta.com/cms/home/sfmta.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>MetroBasel, imaginer la ville en roman photo</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/lectures/metrobasel.html</link>
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		<dc:date>2009-09-03T00:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Faja</dc:creator>


		<dc:subject>Urbanisme</dc:subject>

		<description>Hormis celle des amateurs d'art contemporain, dont elle est un lieu n&#233;vralgique, la ville de B&#226;le, porte de la Suisse, ne retient gu&#232;re l'attention des voyageurs qui la traversent sur la route de l'Italie. La cit&#233; rh&#233;nane est pourtant le lieu d'un dynamisme urbain &#233;tonnant, dont t&#233;moigne, d'une fa&#231;on originale, la derni&#232;re production de &#171; Studio Basel &#187; |1|. Se pr&#233;sentant comme un Institut de recherche urbaine o&#249; les activit&#233;s d'enseignement, de conception et de recherche sont consid&#233;r&#233;es comme allant de (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/lectures/" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/urbanisme" rel="tag"&gt;Urbanisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton34-eaaad.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hormis celle des amateurs d'art contemporain, dont elle est un lieu n&#233;vralgique, la ville de &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le' class='spip_glossaire'&gt;B&#226;le&lt;/a&gt;, porte de la Suisse, ne retient gu&#232;re l'attention des voyageurs qui la traversent sur la route de l'Italie. La cit&#233; rh&#233;nane est pourtant le lieu d'un dynamisme urbain &#233;tonnant, dont t&#233;moigne, d'une fa&#231;on originale, la derni&#232;re production de &#171; Studio Basel &#187; |&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.studio-basel.com/' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;|. Se pr&#233;sentant comme un &lt;i&gt;Institut de recherche urbaine&lt;/i&gt; o&#249; les activit&#233;s d'enseignement, de conception et de recherche sont consid&#233;r&#233;es comme allant de pair, &#171; Studio Basel &#187; est une &#233;cole d'architecture fond&#233;e en 1999 par quatre architectes dont les deux stars que sont &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Herzog' class='spip_glossaire'&gt;Jacques Herzog&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Meuron' class='spip_glossaire'&gt;Pierre de Meuron&lt;/a&gt; |&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Laur&#233;ats du Prix Pritzker, auteurs notamment de la Tate Modern de Londres, (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;|. Elle est rattach&#233;e &#224; l'Institut technologique de Zurich (ETH).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_44 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:293px;' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L293xH413/metrobasel-f139d.png' width='293' height='413' alt=&quot;&quot; style='height:413px;width:293px;' /&gt;&lt;/span&gt;La derni&#232;re promotion de l'&#233;cole s'est accompagn&#233;e d'une publication formellement surprenante : sur le mod&#232;le d'un projet similaire r&#233;alis&#233; au Kenya |&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Struggle for Nairobi &#187;, de Terry Hirst et Davinder Lamba.' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;|, les &#233;tudiants ont publi&#233; une bande dessin&#233;e &#8212; ou plus exactement un roman photo &#8212; traitant d'urbanisme, d'architecture et de prospective territoriale. Si le concept est surprenant, du roman photo, cependant, l'essentiel n'est pas oubli&#233; puisque les 300 pages d'expos&#233; sont sommairement sc&#233;naris&#233;es autour de la gentille histoire d'amour de Michel et Patricia. Le choix de ce support original a un avantage certain et non n&#233;gligeable lorsqu'on parle d'urbanisme : il permet une richesse iconographique d&#233;bordante. Des centaines d'images, pour la plupart des photos, souvent transform&#233;es par divers proc&#233;d&#233;s num&#233;riques ou manuels, des montages photos, mais aussi de la retouche d'image en abondance, donnant &#224; voir dans une imm&#233;diatet&#233; confondante les id&#233;es d'am&#233;nagement qui d&#233;filent par dizaines. Au point qu'on finit par ne plus savoir exactement ce qui rel&#232;ve de la description des lieux et ce qui rel&#232;ve de la fiction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; MetroBasel &#187;, &#233;tonnant objet qui s'avale en une petite soir&#233;e tr&#232;s agr&#233;able, est une r&#233;flexion fourmillante sur le devenir de la zone urbaine de B&#226;le, cette agglom&#233;ration suisse qui a franchi les fronti&#232;res fran&#231;aise et allemande pour devenir transnationale. M&#234;me si la conception &#171; trinationale &#187; de la ville, qu'ils revendiquent, rel&#232;ve sans doute autant du marketing urbain que de la r&#233;alit&#233; d'une ville dont les principales fonctions restent localis&#233;es en Suisse, les auteurs la prennent au s&#233;rieux puisque leur ouvrage est, fait remarquable, disponible en trois langues (allemand, bien s&#251;r, mais aussi anglais et fran&#231;ais) et que bon nombre de leurs propositions visent &#224; &#171; abolir les fronti&#232;res &#187; (nonobstant le fait qu'ils n'abordent que tr&#232;s pudiquement la question de la concurrence fiscale que se livrent les territoires).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s une introduction relativement convenue, mais utile pour qui ne conna&#238;t pas les lieux, portant sur les aspects historiques, g&#233;ographiques, naturels, &#233;conomiques et paysagers de la ville ainsi que sur les diff&#233;rents mod&#232;les qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; son urbanisation au cours des si&#232;cles, on entre rapidement dans le vif du sujet, articul&#233; autour de six chapitres : se loger, travailler, se d&#233;placer, faire ses achats, apprendre et se d&#233;tendre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des id&#233;es qui fusent en tous sens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plus encore que dans sa forme, c'est dans les propositions qu'il formule que se trouve le principal attrait de cet ouvrage, dans le travail cons&#233;quent de prospective urbaine qu'il propose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La volont&#233; des auteurs, centrale, manifest&#233;e de bout en bout, de rendre &#224; la ville un acc&#232;s beaucoup plus large au Rhin retient &#233;videmment l'attention du lecteur li&#233;geois. Si la cit&#233; rh&#233;nane a &#233;chapp&#233; &#224; la multiplication des voies rapides sur les rives de son fleuve, celles-ci n'en sont pas pour autant partout faciles d'acc&#232;s ni utilis&#233;es au meilleur escient : entre de multiples zones industrielles et des jardins accapar&#233;s, nous disent les auteurs, par une minorit&#233; de privil&#233;gi&#233;s, le potentiel d'urbanisation de ces espaces rivulaires est consid&#233;rables. De quoi justifier une r&#233;organisation compl&#232;te des espaces portuaires, pour lib&#233;rer des dizaines d'hectares sur les rives. On notera aussi, dans cette m&#234;me veine, l'id&#233;e de transformer des barges portuaires &#8212; ces conteneurs flottants omnipr&#233;sents dans le paysage des grands fleuves d'Europe &#8212; en espaces de vie flottants : plages ou piscines &#224; ciel ouvert (en &#233;t&#233;), march&#233;s, parcs, patinoires (en hiver), cin&#233;mas, terrains de sport. Ces barges-loisirs sont imagin&#233;es comme des outils de premi&#232;re ligne dans la transformation d'anciens sites industriels. Plusieurs barges-parcs align&#233;es le long d'un rivage jusque l&#224; inaccessible aux pi&#233;tons permettraient par exemple de garantir la continuit&#233; d'un cheminement de promenade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre th&#233;matique, le probl&#232;me des coupures spatiales que constituent, par leur encombrante pr&#233;sence, les r&#233;seaux de transports &#8212; chemin de fer et surtout autoroutes &#8212; suscite une s&#233;rie de propositions&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plaidant pour l'extension des r&#233;seaux de transport public &#224; travers les fronti&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, la proposition de cr&#233;er un tunnel ferroviaire permettant au RER d'arriver au centre-ville s'accompagne de l'id&#233;e de cr&#233;er, avec les 2,3 millions de m&#232;tres cubes de d&#233;blais attendus, un monticule &#8212; un terril dirions-nous &#8212; en pleine ville. Cette intervention paysag&#232;re majeure est pens&#233;e comme un &#233;cho aux sommets voisins des &#171; trois ballons &#187; (le Ballon d'Alsace, le Ballon Suisse et le Ballon Badois) et comme une mani&#232;re pour les habitants de la ville d'obtenir, outre un nouvel espace vert, un acc&#232;s visuel aux massifs montagneux avoisinants (le Jura au Sud, le massif alsacien au Nord-Ouest et la For&#234;t-Noire au Nord-Est). Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, les auteurs proposent la cr&#233;ation d'un &#171; central park &#187;, nouveau p&#244;le d'urbanisation &#224; l'Est de la ville, ainsi que d'un r&#233;seau lacustre artificiel, comprenant notamment un nouveau lac &#224; cr&#233;er dans la partie centrale de l'agglom&#233;ration, &#224; proximit&#233; imm&#233;diate du centre.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_63 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/basel.jpg&quot; title='JPEG - 2.7 Mo' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L250xH169/basel-799ba-c21e6-68339.jpg' width='250' height='169' alt='JPEG - 2.7 Mo' style='height:169px;width:250px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi d'autres, on rel&#232;vera encore l'id&#233;e d'une place publique pos&#233;e sur le fleuve, inspir&#233;e d'un projet &#233;labor&#233; en 1899 par l'architecte F. Keck qui visait &#224; implanter une halle au beau milieu du fleuve. Ne parvenant pas &#224; trouver le lieu o&#249; cr&#233;er le nouvel espace public qu'ils souhaitaient voir prendre place dans le centre-ville, les auteurs imaginent rien moins que d'&#233;largir le pont historique de la ville &#8212; la v&#233;n&#233;rable &lt;i&gt;Mittlere Br&#252;cke&lt;/i&gt;, datant de 1255 (illustration ci-dessus) &#8212; pour former une v&#233;ritable place triangulaire, sur le Rhin, o&#249; ils imaginent se tenir des march&#233;s, des f&#234;tes, du cin&#233;ma en plein air.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Limites et f&#233;condit&#233; d'une d&#233;marche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On ne fera pas ici un inventaire complet des propositions plus ou moins originales, plus ou moins int&#233;ressantes que rec&#232;le ce bouquin. Bien s&#251;r, les limites de l'exercice sont connues : un formalisme faisant largement abstraction des conditions sociales et &#233;conomiques de la situation sur laquelle il raisonne ne peut d&#233;boucher que sur des propositions &#171; hors-sol &#187;, fa&#231;on lettre &#224; Saint-Nicolas ou Simcity 2000.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus grave, on soulignera quand m&#234;me, dans la conception de la ville propos&#233;e, la troublante absence de prise en compte des enjeux d&#233;mocratiques. Si l'ouvrage &#233;choue selon nous &#224; emporter l'adh&#233;sion du lecteur sur le caract&#232;re r&#233;ellement transnational du projet urbain envisag&#233; &#8212; en d&#233;pit des regrets exprim&#233;s &#224; juste titre sur le manque de coordination des politiques d'am&#233;nagement du territoire et des protestations un peu na&#239;ves sur la n&#233;cessaire absurdit&#233; des fronti&#232;res &#8212; c'est parce qu'il ne dit pas un mot de la mani&#232;re dont il envisage la construction d'une citoyennet&#233; &#224; l'&#233;chelle de cette agglom&#233;ration. A fortiori, l'enjeu de la justice sociale est presque inexistant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour autant, cette d&#233;marche nous semble utile : elle nous apporte non seulement de pr&#233;cieuses propositions, dont certaines seront peut-&#234;tre applicables dans d'autres circonstances, mais surtout, en ouvrant des perspectives d'une mani&#232;re d&#233;lib&#233;r&#233;ment iconoclaste (on imagine que les d&#233;fenseurs du patrimoine n'auront pas &#233;t&#233; ravis de voir le sort qui &#233;tait r&#233;serv&#233; au pont m&#233;di&#233;val), en faisant tomber des carcans et des &#339;ill&#232;res, elle montre tout l'int&#233;r&#234;t qu'il y a &#224; donner de la place &#224; la cr&#233;ativit&#233; &#8212; c'est-&#224;-dire d&#233;gager du temps, mobiliser des moyens et mettre en place des situations de parole qui la permettent &#8212; dans la mani&#232;re d'imaginer le territoire : il n'y a nulle fatalit&#233; &#224; la morosit&#233; urbanistique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis, au terme de la lecture, on continue &#224; feuilleter, on va rechercher des &#233;l&#233;ments qu'on avait trop bri&#232;vement pass&#233;s, profitant de la facilit&#233; qu'offre l'illustr&#233; pour y circuler en tous sens. Curieusement, on a l'impression de savoir quelque chose de la ville alors qu'on n'y a jamais mis les pieds ; on per&#231;oit certaines choses de son fonctionnement tandis que la multiplication des images ont rendu familiers les principaux paysages. Tout cela, en fin de compte, donne envie d'aller la visiter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh3-1' id='nb3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.studio-basel.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.studio-basel.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh3-2' id='nb3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| Laur&#233;ats du &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Pritzker' class='spip_glossaire'&gt;Prix Pritzker&lt;/a&gt;, auteurs notamment de la Tate Modern de Londres, ou du stade olympique de P&#233;kin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh3-3' id='nb3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| &#171; Struggle for Nairobi &#187;, de Terry Hirst et Davinder Lamba.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cet ouvrage est disponible dans la biblioth&#232;que d'urbAgora.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>

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		<title>La Bulle d'A.I.R.</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/en-ville/la-bulle-d-a-i-r.html</link>
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		<dc:date>2009-08-13T18:35:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Darmoise</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>

		<description>En 1997, le Parlement Wallon a vot&#233; un d&#233;cret fixant les r&#232;gles de subventionnement des services d'accueil de jour comme de nuit pour les personnes adultes handicap&#233;es mentales. Ces r&#232;gles permettaient la r&#233;alisation d'un accueil de qualit&#233;, mais le d&#233;cret &#233;tait assorti d'un moratoire : budget oblige, de nouvelles places ne pouvaient plus &#234;tre subventionn&#233;es. Un besoin &#233;vident de nouvelles places se faisant sentir, quelques familles d'irr&#233;ductibles ont d&#233;cid&#233; de cr&#233;er elles m&#234;mes un service. Elles ont (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton37-fc8d7.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1997, le Parlement Wallon a vot&#233; un d&#233;cret fixant les r&#232;gles de subventionnement des services d'accueil de jour comme de nuit pour les personnes adultes handicap&#233;es mentales. Ces r&#232;gles permettaient la r&#233;alisation d'un accueil de qualit&#233;, mais le d&#233;cret &#233;tait assorti d'un moratoire : budget oblige, de nouvelles places ne pouvaient plus &#234;tre subventionn&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un besoin &#233;vident de nouvelles places se faisant sentir, quelques familles d'irr&#233;ductibles ont d&#233;cid&#233; de cr&#233;er elles m&#234;mes un service. Elles ont commenc&#233; par formuler un projet p&#233;dagogique qui cumulait deux avantages. Le premier &#233;tait de r&#233;duire les co&#251;ts d'encadrement en chargeant les habitants eux-m&#234;mes d'un certain nombre de t&#226;ches m&#233;nag&#232;res (dans les limites de leurs capacit&#233;s). Le deuxi&#232;me avantage &#233;tait que, simultan&#233;ment, les habitants de la maison communautaire r&#234;v&#233;e &#233;taient acteurs de leur propre vie et non consommateurs de services, ce qui les valorisait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce projet p&#233;dagogique repose sur trois concepts qui sont &#224; la fois fins et moyens et qui interagissent finement entre eux. L'initiale de ces trois concepts a donn&#233; le nom au projet : A pour Autonomie, I pour Int&#233;gration et R pour R&#233;seau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais pour que ce r&#234;ve devienne r&#233;alit&#233;, il fallait trouver un lieu d'implantation. &#192; la recherche de locaux &#224; am&#233;nager, nous avons re&#231;u des propositions de nous installer &#224; la campagne. Mais, pour nous, cela aurait ajout&#233; des obstacles &#224; la r&#233;alisation du projet. C'est en ville que nous devions nous implanter. Et nous avons eu la chance de pouvoir signer un bail emphyt&#233;otique pour occuper (quasi gratuitement) le troisi&#232;me &#233;tage du Home St Jean Berghmans sur le Campus de l'Institut Gramme (quai du Condroz) et donc &#224; 300 m&#232;tres du pont de Fragn&#233;e et &#224; 150 m&#232;tres de Belle Ile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s neuf mois de travaux d'am&#233;nagement importants, les 5 premiers habitants se sont install&#233;s le 10 septembre 2001. Ils sont aujourd'hui 15 et vous invitent au 8&#176; anniversaire de l'ouverture &#224; l'occasion d'une brocante et d'une journ&#233;e portes ouvertes le dimanche 13 septembre toute la journ&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sera pour nous l'occasion d'expliquer concr&#232;tement pourquoi ce projet se devait d'&#234;tre urbain, ce qui a assur&#233; ind&#233;niablement sa r&#233;ussite. Quelques exemples. Quand on parle d'autonomie, il y a bien s&#251;r les actes de la vie quotidienne dont nous parlions plus haut, mais il y a aussi l'autonomie dans les d&#233;placements. Une installation &#224; la campagne aurait n&#233;cessit&#233; imp&#233;rativement un minibus pour tout le monde, tandis qu'implant&#233; en ville pr&#232;s d'un bon n&#339;ud de lignes de bus, plusieurs habitants ont pu acqu&#233;rir une autonomie suffisante pour se d&#233;placer vers leur centre de jour. Quand on parle d'int&#233;gration, on pense par exemple &#224; ces d&#233;placements individuels en bus, mais aussi &#224; ces petites activit&#233;s de loisirs o&#249; des b&#233;n&#233;voles viennent chercher un groupe d'habitants pour se rendre &#224; la foire, au cin&#233;ma ou manger une glace sur une terrasse ; la proximit&#233; rend ainsi bien des choses possibles et d&#233;sirables comme &#233;galement les achats faits par certains en toute autonomie &#224; Belle Ile, le personnel de la grande surface ayant &#233;t&#233; associ&#233; &#224; un accueil sp&#233;cifique. Enfin, le r&#233;seau de b&#233;n&#233;voles n&#233;cessaire pour pallier &#224; l'absence de subvention r&#233;currente se recrute aussi plus facilement dans une ville o&#249; les d&#233;placements sont moins cons&#233;quents : papy's bricoleurs, mamy's cuisini&#232;res et b&#233;n&#233;voles d'encadrement sont facilement sur place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a bien entendu encore des am&#233;liorations &#224; apporter et nous pensons que nous pouvons compter sur tous ceux qui, en ville, peuvent &#234;tre attentifs &#224; une personne atteinte d'un handicap mental et qui leur semblerait en besoin d'aide ou d'accompagnement. Notre v&#339;u est en tout cas d'associer les efforts de tout un chacun. Ce serait le plein sens d'une ville vraiment humaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pour en savoir plus : &lt;a href='http://www.labulledair.be/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.labulledair.be/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>

<item xml:lang="fr">
		<title>Planifier l'incertitude</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/en-ville/planifier-l-incertitude.html</link>
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		<dc:date>2009-08-13T18:32:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pauline Lefebvre</dc:creator>


		<dc:subject>Seraing</dc:subject>
		<dc:subject>Urbanisme</dc:subject>

		<description>Le Masterplan de la Vall&#233;e s&#233;r&#233;sienne est le fruit d'une d&#233;marche ambitieuse. Il faut constater avec enthousiasme le courage du pouvoir public &#224; prendre en main la reconversion d'une ville qui &#233;tait jusqu'alors d&#233;finie par son activit&#233; industrielle, et &#224; exp&#233;rimenter l'urbanisme comme source d'une nouvelle identit&#233; culturelle et sociale. Le climat d'incertitude qui r&#232;gne cependant encore quant &#224; la fin annonc&#233;e des outils sid&#233;rurgiques explique la nature vague, non contraignante, voire fantasmatique de (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/en-ville/" rel="directory"&gt;En ville&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/mots-techniques/une" rel="tag"&gt;Une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/urbanisme" rel="tag"&gt;Urbanisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton35-eaf3a.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Masterplan de la Vall&#233;e s&#233;r&#233;sienne est le fruit d'une d&#233;marche ambitieuse. Il faut constater avec enthousiasme le courage du pouvoir public &#224; prendre en main la reconversion d'une ville qui &#233;tait jusqu'alors d&#233;finie par son activit&#233; industrielle, et &#224; exp&#233;rimenter l'urbanisme comme source d'une nouvelle identit&#233; culturelle et sociale. Le climat d'incertitude qui r&#232;gne cependant encore quant &#224; la fin annonc&#233;e des outils sid&#233;rurgiques explique la nature vague, non contraignante, voire fantasmatique de l'outil masterplan. Cette fragilit&#233; peut pourtant constituer une opportunit&#233; &#224; condition que soit impos&#233;e une vigilance continue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Seraing &#233;tait industrie avant d'&#234;tre ville. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; le lieu de vill&#233;giature des princes &#233;v&#234;ques, c'est en 1817 qu'elle commence sa v&#233;ritable histoire lorsque John Cockerill y d&#233;veloppe le premier haut fourneau au coke du continent. Cette entreprise conna&#238;tra un essor extraordinaire. Seraing na&#238;t par l'agglom&#233;ration d'habitat autour de son activit&#233; industrielle. Avec le d&#233;clin de ses outils de production, Seraing cherche aujourd'hui &#224; se red&#233;finir en tant que ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son territoire est marqu&#233; par la vall&#233;e de la Meuse. Une grande dichotomie physique existe dans le paysage s&#233;r&#233;sien : si les monstres d'acier caract&#233;risent de mani&#232;re univoque le bas de Seraing comme bassin industriel, le territoire est en fait extraordinairement vert, un tiers de sa surface &#233;tant couverte de bois. Ceci explique une distribution typologique et sociale in&#233;gale : les industries et l'habitat ouvrier se sont accumul&#233;s en fond de vall&#233;e, alors que les villas puis les lotissements se sont diss&#233;min&#233;s sur les hauteurs vertes de la ville. La situation socio-&#233;conomique diff&#232;re ainsi fortement entre le haut et le bas de Seraing.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_62 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/seraing_schemas.jpg&quot; title='JPEG - 136.9 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH223/seraing_schemas-fc2c1-e57c8.jpg' width='500' height='223' alt='JPEG - 136.9 ko' style='height:223px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; ces deux d&#233;fis, la commune a adopt&#233; un masterplan dont l'emprise de 800 ha couvre une grande partie de son bassin industriel. La d&#233;cision de se munir d'un outil urbanistique correspond &#224; l'ambition de Seraing d'assurer son statut de ville et de se lib&#233;rer de son identit&#233; industrielle. Le masterplan tend en effet &#224; requalifier le cadre de vie, &#224; renforcer la fonction r&#233;sidentielle, &#224; d&#233;velopper de nouveaux p&#244;les &#233;conomiques et culturels, et &#224; intensifier une centralit&#233; urbaine quasi inexistante. Il pr&#233;voit la conversion future des trois sites industriels de son p&#233;rim&#232;tre : les deux hauts fourneaux et la cokerie. La proposition s'inscrit dans les probl&#233;matiques du territoire. L'&#233;l&#233;ment clef consiste en un boulevard urbain, v&#233;ritable &#233;pine dorsale, qui recoud le haut et le bas de Seraing, en articulant des s&#233;quences (r&#233;sidentielles, tertiaires ou mixtes) ayant chacune son identit&#233; propre. Des coul&#233;es vertes sont imagin&#233;es comme connexions paysag&#232;res entre les coteaux et la vall&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_50 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/Seraing_MasterPlan.jpg&quot; title='JPEG - 783.4 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/Seraing_MasterPlan-8f571-d7de1.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 783.4 ko' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-50 spip_doc_descriptif'&gt;Source : ERIGES
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du masterplan de la vall&#233;e s&#233;r&#233;sienne est &#233;troitement li&#233;e au d&#233;clin progressif et agit&#233; de son activit&#233; industrielle. Tout commence par la cr&#233;ation de l'AREBS, association pour le red&#233;ploiement &#233;conomique du bassin s&#233;r&#233;sien en 1986 dans le climat de la mort de l'industrie mini&#232;re li&#233;geoise et de la crise p&#233;troli&#232;re. En 2000, Seraing b&#233;n&#233;ficie du subside f&#233;d&#233;ral du Fonds des Grandes Villes et l'AREBS se munit d'une cellule urbanisme. Alors qu'en 2003 Cockerill-Sambre annonce la prochaine fermeture de la fili&#232;re chaude li&#233;geoise, l'AREBS lance un appel d'offre europ&#233;en pour une &#233;tude urbanistique en 2004. L'&#233;quipe pluridisciplinaire d&#233;sign&#233;e est emmen&#233;e par le bureau d'urbanisme fran&#231;ais Reichen &amp; Robert. Le Masterplan de la Vall&#233;e S&#233;r&#233;sienne est finalis&#233; en juin 2005. ERIGES (&#201;riger Seraing), une r&#233;gie communale autonome, est cr&#233;&#233;e pour mettre en place le projet et assurer la reconversion de Seraing. La m&#234;me ann&#233;e, le haut fourneau 6 &#233;tait mis sous cocon. Pourtant, de rudes luttes syndicales tentent de sauver l'activit&#233; sid&#233;rurgique pour &#233;viter un d&#233;sastre social et &#233;conomique. La r&#233;ouverture du HF6 en 2007 marque une victoire largement applaudie. Cependant, le comit&#233; des riverains du haut fourneau se mobilise pour d&#233;noncer les nuisances. Quant au masterplan, il continue son chemin, m&#234;me s'il est touch&#233; par cette r&#233;ouverture, parce que d'une part elle fragilise l'image positive de la ville que le projet tente de v&#233;hiculer aupr&#232;s des habitants et de potentiels investisseurs et que, par ailleurs, celui-ci repose en partie sur la reconversion des sites industriels. En fait, la renaissance salu&#233;e du HF6 n'&#233;tait que le sursaut d'une agonie certaine : la crise financi&#232;re actuelle a entra&#238;n&#233; la mise en veille des deux hauts fourneaux, leur r&#233;ouverture se limite aujourd'hui &#224; une promesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce r&#233;cit met en lumi&#232;re la concomitance de deux d&#233;bats. D'une part, se tient un combat pour le maintien de l'activit&#233; sid&#233;rurgique contre les arguments de rentabilit&#233; du march&#233; mondialis&#233;. D'autre part, les pouvoirs publics ont mis en place les ingr&#233;dients d'un avenir autre, d'une conversion &#233;conomique et sociale entra&#238;n&#233;e par un renouveau territorial.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_64 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/cockerie.jpg&quot; title='JPEG - 631.2 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/cockerie-35647-223c7.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 631.2 ko' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-64 spip_doc_descriptif'&gt;Seraing, vue sur la cockerie depuis la rue Guillaume d'Orange. Source : &lt;a href='http://mpl.urbagora.be/photos/seraing-vue-sur-la-cockerie-depuis' class='spip_out'&gt;MPL&lt;/a&gt;.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il convient de souligner les qualit&#233;s de cette d&#233;marche ambitieuse. La ville de Seraing a fait appel &#224; des urbanistes d'envergure internationale pour dessiner son masterplan, dont les qualit&#233;s intrins&#232;ques en tant que vision urbanistique et paysag&#232;re sont ind&#233;niables. Pour mettre en place le projet, une r&#233;gie communale autonome a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e parce qu'une telle structure est plus efficace qu'une administration et permet en outre de r&#233;aliser des partenariats publics-priv&#233;s. La communication que m&#232;ne ERIGES autour du projet urbain est intense, tant aupr&#232;s des habitants qui sont amen&#233;s &#224; participer tout au long du processus qu'aupr&#232;s du grand public et des investisseurs. Il est enthousiasmant de constater le courage des pouvoirs publics &#224; prendre en main l'avenir d'un territoire et &#224; exp&#233;rimenter l'outil masterplan comme source potentielle d'une nouvelle identit&#233; urbaine.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_65 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://lechainonmanquant.be/IMG/jpg/seraing_ecole_polytechnique.jpg&quot; title='JPEG - 629 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/seraing_ecole_polytechnique-dbcb7-b68d5.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 629 ko' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-65 spip_doc_descriptif'&gt;Seraing, &#233;cole polytechnique, vue depuis Jemeppe. Source : &lt;a href='http://mpl.urbagora.be/photos/seraing-ecole-polytechnique' class='spip_out'&gt;MPL&lt;/a&gt;.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il importe &#224; pr&#233;sent d'explorer les fragilit&#233;s inh&#233;rentes &#224; un tel outil et &#224; un tel contexte. En effet, face &#224; l'avenir encore incertain de la sid&#233;rurgie s&#233;r&#233;sienne, l'effectivit&#233; du masterplan reste en suspens. Les d&#233;lais de sa mat&#233;rialisation sont soumis &#224; la lib&#233;ration des sites industriels. M&#234;me l'axe principal du projet, le boulevard urbain, est assujetti &#224; ce facteur inconnu et devra &#234;tre r&#233;alis&#233; par tron&#231;on dans un premier temps. Seules les zones prioritaires jouissent d'une plus grande autonomie et peuvent &#234;tre planifi&#233;es d&#232;s &#224; pr&#233;sent. ERIGES, n'ayant que rarement la ma&#238;trise du foncier, doit traiter des projets au cas par cas. En r&#233;alit&#233;, le masterplan n'est pas un projet urbanistique &#224; r&#233;aliser tel quel mais bien une strat&#233;gie mise en place pour pr&#233;dire un futur encore instable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour offrir une vision globale du territoire, dans le contexte s&#233;r&#233;sien, le masterplan doit forc&#233;ment rester flexible. Il ne sera pas directement officialis&#233; dans des plans urbanistiques l&#233;gaux tels un plan de secteur ou un plan communal d'am&#233;nagement qui assureraient le respect de certaines d&#233;cisions du projet. Seuls quelques PCA seront modifi&#233;s afin d'y ins&#233;rer de nouvelles recommandations. En tant que document non contraignant, le masterplan ne comporte aucune garantie de r&#233;alisation. Par contre, il renforce les pouvoirs publics face &#224; Arcelor-Mittal, dont les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s et financiers ont toujours pes&#233; sur le sort de Seraing-ville-industrielle. Il constitue le moment initial d'une d&#233;marche dont la qualit&#233; tiendra dans la stimulation qu'il provoque.
Le masterplan est une vision de la ville, &#224; laquelle les acteurs du d&#233;veloppement territorial peuvent se r&#233;f&#233;rer. Il s'agit de la fabrication d'un imaginaire urbain, &#224; la fois pour que les habitants trouvent un sens valorisant &#224; leur ville, et pour que les investisseurs soient attir&#233;s par un contexte urbain prometteur. Ce sont de grands mots d'urbanistes qui sonnent comme des promesses : un boulevard urbain, des s&#233;quences, un parc habit&#233;, des coul&#233;es vertes,...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la proposition urbanistique r&#233;pond &#224; des probl&#233;matiques s&#233;r&#233;siennes (recoudre le haut et le bas de la ville, renforcer la centralit&#233;, etc.), les grands concepts qu'elle produit sont finalement assez g&#233;n&#233;riques. On s'&#233;tonne surtout de voir le masterplan faire table rase des outils sid&#233;rurgiques, dont la pr&#233;gnance visuelle et affective d&#233;finit l'identit&#233; historique et actuelle du territoire. Le projet a comme ambition avou&#233;e de lib&#233;rer Seraing de son pass&#233; industriel pour se tourner vers son avenir de ville. Il est pourtant difficile de croire que les &#233;l&#233;ments mis en place par le masterplan seront capables de rivaliser avec les monstres d'acier d&#233;mantel&#233;s pour g&#233;n&#233;rer une identit&#233; proprement s&#233;r&#233;sienne. La construction d'un nouvel imaginaire urbain gagnerait &#224; s'appuyer sur la force d'un patrimoine &#224; r&#233;interpr&#233;ter.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_48 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH335/seraing_hfB-c8fee.jpg' width='500' height='335' alt='JPEG - 126.9 ko' style='height:335px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-48 spip_doc_descriptif'&gt;Source : &#169; &lt;a href='http://tchorski.morkitu.org/' class='spip_out'&gt;Vincente Duseigne&lt;/a&gt;.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il existe par ailleurs une apparente incoh&#233;rence entre la volont&#233; du masterplan de ne pas figer une proposition et la pr&#233;cision de ses plans et images. Les documents montrent des implantations explicites et les typologies et formes tant urbaines qu'architecturales sont plus qu'esquiss&#233;es. Si ces illustrations ont pour objectif de communiquer le projet, elles d&#233;figurent parfois les concepts. Ainsi, la notion de boulevard urbain &#233;voque une typologie citadine qualitative &#224; laquelle les images ne font pas r&#233;f&#233;rence. Qu'il traverse des zones &#233;conomiques ou r&#233;sidentielles, le boulevard s'apparente plut&#244;t &#224; un axe fonctionnel et vou&#233; &#224; l'automobile... Si ces repr&#233;sentations sont peut-&#234;tre trompeuses au regard des intentions des porteurs de projet, il convient toutefois d'&#234;tre plus exigeant. Le masterplan doit former le cadre d'un imaginaire qualitatif &#224; opposer aux contingences et &#224; partager avec les acteurs qui seront n&#233;cessaires &#224; la construction du nouveau Seraing.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_46 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH301/parc_LD-fe282.jpg' width='500' height='301' alt='JPEG - 99.4 ko' style='height:301px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-46 spip_doc_descriptif'&gt;Source : ERIGES
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_45 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH160/boulevard_urbain-f526b.jpg' width='500' height='160' alt='JPEG - 47.4 ko' style='height:160px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-45 spip_doc_descriptif'&gt;Source : ERIGES
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les pouvoirs publics se sont donc munis d'un outil ambitieux adapt&#233; &#224; la situation impr&#233;visible de leur territoire. Le masterplan ne constitue que l'acte premier, il lance un dispositif dont toutes les &#233;tapes seront importantes. Il responsabilise tous les acteurs du projet plus qu'il ne les soulage. Il impose une vigilance accrue et continue, tant aux pouvoirs publics qu'&#224; tous les citoyens, pour maintenir l'ambition initiale. Des strat&#233;gies doivent &#234;tre imagin&#233;es en vue d'assurer la qualit&#233; des &#233;tapes ult&#233;rieures. Les acteurs du d&#233;veloppement doivent &#234;tre conscients de l'exigence du processus et de la limite de leurs comp&#233;tences propres. Ils peuvent fabriquer des dispositifs pour s'entourer de forces ext&#233;rieures : experts, habitant, ... afin de garantir la qualit&#233; des projets. Dans le cadre de ses commandes publiques, ERIGES aurait par exemple pu faire appel &#224; la proc&#233;dure du concours d'architecture plut&#244;t qu'&#224; un simple appel d'offre, pour assurer peut-&#234;tre une plus grande qualit&#233; architecturale. Que ce soit par l'imposition de r&#232;glementations, par sa main-mise sur l'espace public, par l'organisation oblig&#233;e de concours d'architecture, ou par d'autres strat&#233;gies &#224; inventer, les pouvoirs publics doivent s'assurer une certaine ma&#238;trise face aux acteurs priv&#233;s, qui seront les principaux protagonistes du renouveau de la ville. C'est en effet la qualit&#233; des r&#233;alisations qui sera garante du maintien de l'enthousiasme provoqu&#233; par cette vision urbaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cet article a &#233;t&#233; &#233;crit &#224; partir d'une &#233;tude r&#233;alis&#233;e en collaboration avec Sophie Ghyselen, Marie Liesenborghs, Quentin Nicola&#239; et B&#233;n&#233;dicte Parmentier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Times Square sans voitures...</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/ailleurs/times-square-sans-voitures.html</link>
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		<dc:date>2009-05-27T09:48:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>



		<description>C&#339;ur du c&#339;ur de la civilisation automobile, pinacle de l'urbanit&#233; bruyante et p&#233;taradante, incarnation de l'Am&#233;rique de Taxi Driver, la place new-yorkaise de Times Square est devenue, cette semaine, int&#233;gralement pi&#233;tonne. Broadway sera purement et simplement ferm&#233;e &#224; la circulation automobile de la 42e (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/ailleurs/" rel="directory"&gt;Ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C&#339;ur du c&#339;ur de la civilisation automobile, pinacle de l'urbanit&#233; bruyante et p&#233;taradante, incarnation de l'Am&#233;rique de &lt;i&gt;Taxi Driver&lt;/i&gt;, la place new-yorkaise de &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Times_Square' class='spip_out'&gt;Times Square&lt;/a&gt; est devenue, cette semaine, int&#233;gralement pi&#233;tonne. Broadway sera purement et simplement ferm&#233;e &#224; la circulation automobile de la 42&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &#224; la 47&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; rue.&lt;/p&gt; &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/Jr3IVjAuJZg&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/Jr3IVjAuJZg&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;En savoir plus : &lt;a href='http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5htYk4-geTHCKzSnXcD5k_qKYvIOQ' class='spip_out'&gt;d&#233;p&#234;che AFP&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le pari des transports publics &#224; P&#233;kin</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/ailleurs/le-pari-des-transports-publics-a.html</link>
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		<dc:date>2009-05-20T18:04:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233; Lecocq</dc:creator>


		<dc:subject>Transport en commun</dc:subject>

		<description>La municipalit&#233; de P&#233;kin est soumise &#224; des d&#233;fis urbanistiques d'une ampleur titanesque. Avec une population permanente de plus de 12 millions d'&#226;mes, &#224; laquelle viennent s'ajouter pr&#232;s de 6 millions de travailleurs migrants |1|, ce territoire de la taille de la Wallonie conna&#238;t chaque jour en son sein des flux de population qui d&#233;fient l'imagination. Afin d'&#233;viter la paralysie totale &#8212; les routes de P&#233;kin se chargent de plus de 1000 voitures individuelles suppl&#233;mentaires chaque jour |2| &#8212; le gouvernement (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/ailleurs/" rel="directory"&gt;Ailleurs&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/transport-en-commun" rel="tag"&gt;Transport en commun&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton28-7da9e.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La municipalit&#233; de P&#233;kin est soumise &#224; des d&#233;fis urbanistiques d'une ampleur titanesque. Avec une population permanente de plus de 12 millions d'&#226;mes, &#224; laquelle viennent s'ajouter pr&#232;s de 6 millions de travailleurs migrants |&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://news.xinhuanet.com/english/2...' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;|, ce territoire de la taille de la Wallonie conna&#238;t chaque jour en son sein des flux de population qui d&#233;fient l'imagination. Afin d'&#233;viter la paralysie totale &#8212; les routes de P&#233;kin se chargent de plus de 1000 voitures individuelles suppl&#233;mentaires chaque jour |&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='footnote' title='http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pac...' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;| &#8212; le gouvernement chinois investit massivement depuis plusieurs ann&#233;es dans les transports en commun, principalement bus et m&#233;tro.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_19 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/GrandsAxes1-fa1c1.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'essor du m&#233;tro&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re ligne du m&#233;tro de P&#233;kin f&#251;t ouverte en 1969. Pendant une dizaine d'ann&#233;es, elle ne f&#251;t accessible qu'aux employ&#233;s munis d'une autorisation de leur unit&#233; de travail. Il faut ensuite attendre 1984 pour l'ouverture d'une seconde ligne et 2002 pour une troisi&#232;me. &#192; partir de l&#224;, les choses s'acc&#233;l&#232;rent. En 2008, ann&#233;e olympique, ce sont ainsi 3 nouvelles lignes de m&#233;tro qui ont vu le jour. &#192; l'heure actuelle, le m&#233;tro de P&#233;kin compte 8 lignes totalisant pr&#232;s de 200 km de trac&#233; et 123 stations |&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='footnote' title='On arrive &#224; 123 stations en comptant s&#233;par&#233;ment les transferts. Voir : (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_20 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH157/Metro1-14d6d.jpg' width='500' height='157' alt=&quot;&quot; style='height:157px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plan de d&#233;veloppement du m&#233;tro pr&#233;voit l'ouverture d'au moins une nouvelle ligne par an d'ici &#224; 2015 pour atteindre une couverture de 561 km |&lt;a href='#nb4-4' class='spip_note' rel='footnote' title='Plan du m&#233;tro de P&#233;kin avec les extensions pr&#233;vues d'ici &#224; 2015 : (...)' id='nh4-4'&gt;4&lt;/a&gt;|. Outre le renforcement du r&#233;seau dans le centre de P&#233;kin, ce plan pr&#233;voit des extensions importantes dans les quartiers p&#233;riph&#233;riques de la ville. Au del&#224; du plan 2015 d&#233;j&#224; bien engag&#233;, des plans &#224; long terme pr&#233;voient que le r&#233;seau puisse m&#234;me d&#233;passer les 1000 km en 2050.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1980, le nombre annuel de passagers s'&#233;levait &#224; 55 millions. Ce nombre est pass&#233; &#224; 362 millions en 1990, et &#224; 434 millions en l'an 2000. En 2008, ce sont plus d'un milliard de passagers qui ont &#233;t&#233; transport&#233;s |&lt;a href='#nb4-5' class='spip_note' rel='footnote' title='http://en.beijingology.com/index.ph...' id='nh4-5'&gt;5&lt;/a&gt;|, P&#233;kin d&#233;passant ainsi une ville au r&#233;seau mature comme Londres. L'objectif du plan 2015 est que le m&#233;tro permette d'assurer la moiti&#233; du total des d&#233;placements en transport public dans la municipalit&#233;, en multipliant par 2,5 le volume de passagers par rapport &#224; 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'augmentation du nombre de passagers est pour une grande part due au d&#233;veloppement du r&#233;seau, mais aussi &#224; une s&#233;rie de mesures suppl&#233;mentaires, telle la diminution pour moiti&#233; du prix du ticket en 2007, ou la r&#233;duction du temps d'attente entre deux rames en heure de pointe &#224; 2 minutes sur certaines lignes en avril 2009. Cet intervalle de temps est actuellement un des plus court au monde |&lt;a href='#nb4-6' class='spip_note' rel='footnote' title='http://news.xinhuanet.com/english/2...' id='nh4-6'&gt;6&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_21 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/Metro2-9090d.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P&#233;kin accueillant les Jeux Paralympiques en septembre 2008, l'int&#233;gralit&#233; des stations de m&#233;tro a &#233;t&#233; &#233;quip&#233;e de rampes m&#233;caniques permettant l'acc&#232;s aux personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite se d&#233;pla&#231;ant en chaise roulante. &#192; l'usage, le m&#233;tro de P&#233;kin offre un confort tout &#224; fait correct. Les nouvelles rames mises en service en 2007 et 2008 sont particuli&#232;rement agr&#233;ables du fait que les voitures successives sont reli&#233;es de mani&#232;re ouverte (sans porte de s&#233;paration d'une voiture &#224; l'autre), on a ainsi l'impression de voyager dans une rame constitu&#233;e d'une seule et tr&#232;s longue voiture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_22 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/Metro3-8f31c.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous ces d&#233;veloppements et am&#233;nagements ont un co&#251;t qui est &#224; la mesure du travail accompli et des ambitions &#224; venir. En 2010, le co&#251;t total des infrastructures achev&#233;es du m&#233;tro de P&#233;kin devrait avoisiner les 80 milliards de yuans (environ 8 milliards d'euros) |&lt;a href='#nb4-7' class='spip_note' rel='footnote' title='http://news.xinhuanet.com/english/2...' id='nh4-7'&gt;7&lt;/a&gt;|. Le plan 2015 pr&#233;voit un investissement de 200 milliards de yuans (environ 20 milliards d'euros) financ&#233; par un pr&#234;t des 4 grandes banques publiques chinoises. Ces investissements ult&#233;rieurs feront notamment partie du plan chinois de relance de l'&#233;conomie qui devrait, entre autres, affecter 1500 milliards de yuans (environ 150 milliards d'euros) au d&#233;veloppement des infrastructures publiques &#224; travers le pays |&lt;a href='#nb4-8' class='spip_note' rel='footnote' title='http://en.wikipedia.org/wiki/2008_C...' id='nh4-8'&gt;8&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un titre de transport unique et bon march&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2006, l'ensemble des transports publics de P&#233;kin (bus, m&#233;tro, taxi) a &#233;t&#233; &#233;quip&#233; en lecteur de cartes &#171; sans contact &#187; |&lt;a href='#nb4-9' class='spip_note' rel='footnote' title='Pour plus d'informations sur la technologie RFID utilis&#233;e pour les cartes (...)' id='nh4-9'&gt;9&lt;/a&gt;|. Les voyageurs peuvent donc se d&#233;placer en utilisant cette carte comme seul et unique titre de transport sur tous les bus, m&#233;tros et taxis de la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_27 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L300xH193/CarteSansContact-3-43c76.jpg' width='300' height='193' alt=&quot;&quot; style='height:193px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En pratique, la carte co&#251;te 30 yuans (l'&#233;quivalent de 3 euros) &#224; l'acquisition sous forme de caution (remboursable lorsque la carte est restitu&#233;e le jour o&#249; l'utilisateur ne s'en sert plus). Il faut ensuite la &#171; charger &#187;, c'est-&#224;-dire mettre de l'argent dessus sous forme &#233;lectronique (comme sur une carte proton). &#192; l'usage, le voyageur passe sa carte (sans devoir la sortir de son portefeuille) devant un d&#233;tecteur qui enregistre la transaction et d&#233;duit le co&#251;t du transport du montant pr&#233;sent sur la carte. Pour un voyage en bus, il en co&#251;te ainsi entre 0,40 et 0,80 yuan (soit entre 4 et 8 centimes d'euro), pour un voyage en m&#233;tro 2 yuan (20 centimes d'euro). Inutile de pr&#233;ciser que ces tarifs sont subsidi&#233;s...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La carte n'est pas une forme d'abonnement, c'est juste un moyen de paiement uniformis&#233;, rapide et pratique. Sur les bus, la carte donne droit &#224; une r&#233;duction de 60 % par rapport au tarif ticket, les m&#233;tros sont uniquement accessibles via la carte. La carte est non nominative, elle peut &#234;tre c&#233;d&#233;e &#224; n'importe qui, mais elle est utilisable par une seule personne &#224; la fois |&lt;a href='#nb4-10' class='spip_note' rel='footnote' title='Les cartes RFID utilis&#233;es &#224; P&#233;kin sont anonymes, exactement comme les cartes (...)' id='nh4-10'&gt;10&lt;/a&gt;|. Le voyageur peut consulter les donn&#233;es pr&#233;sentes sur sa carte gr&#226;ce &#224; des bornes lectrices qui permettent de voir le montant disponible ainsi que les derniers trajets effectu&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_24 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/BorneLectrice-a106f.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'usage, les avantages de ces cartes sont &#233;vidents : gain de temps non n&#233;gligeable lors de la mont&#233;e dans les bus ou de l'entr&#233;e dans le r&#233;seau du m&#233;tro, rechargement occasionnel et d'un montant choisi par l'utilisateur, grande facilit&#233; pour pr&#234;ter la carte &#224; un ami pour le d&#233;panner... En bref, une souplesse appr&#233;ciable. Sous la forme adopt&#233;e par les transports publics p&#233;kinois, les inconv&#233;nients de ce type de carte semblent relativement limit&#233;s : en cas de perte de la carte, le montant pr&#233;sent dessus est lui aussi perdu, sauf pour la personne qui trouve la carte...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_25 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH375/GrandsAxes2-2f9bf.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, malgr&#233; tous les d&#233;veloppements &#233;voqu&#233;s, les transports p&#233;kinois sont encore largement satur&#233;s en heure de pointe. Les bus et les m&#233;tros sont bond&#233;s, les routes paralys&#233;es par d'interminables embouteillages. Mais force est de constater qu'avec ses investissements volontaristes et coh&#233;rents, la municipalit&#233; de P&#233;kin pourrait bien &#234;tre en passe de surmonter ce fl&#233;au des m&#233;gapoles contemporaines, et offrir &#224; ses citoyens, ainsi qu'&#224; ses visiteurs, des transports publics modernes, rapides et pratiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-1' id='nb4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://news.xinhuanet.com/english/2007-12/04/content_7197045.htm' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://news.xinhuanet.com/english/2...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-2' id='nb4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7186635.stm' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pac...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-3' id='nb4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| On arrive &#224; 123 stations en comptant s&#233;par&#233;ment les transferts. Voir : &lt;a href='http://en.wikipedia.org/wiki/Beijing_Subway' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://en.wikipedia.org/wiki/Beijin...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-4' id='nb4-4' class='spip_note' title='Notes 4-4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;| Plan du m&#233;tro de P&#233;kin avec les extensions pr&#233;vues d'ici &#224; 2015 : &lt;a href='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/52/Beijing-Subway-Plan.svg' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://upload.wikimedia.org/wikiped...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-5' id='nb4-5' class='spip_note' title='Notes 4-5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://en.beijingology.com/index.php?title=Beijing_Subway' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://en.beijingology.com/index.ph...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-6' id='nb4-6' class='spip_note' title='Notes 4-6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://news.xinhuanet.com/english/2009-04/16/content_11196121.htm' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://news.xinhuanet.com/english/2...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-7' id='nb4-7' class='spip_note' title='Notes 4-7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://news.xinhuanet.com/english/2007-12/10/content_7225421.htm' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://news.xinhuanet.com/english/2...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-8' id='nb4-8' class='spip_note' title='Notes 4-8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://en.wikipedia.org/wiki/2008_Chinese_economic_stimulus_plan' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://en.wikipedia.org/wiki/2008_C...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-9' id='nb4-9' class='spip_note' title='Notes 4-9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;| Pour plus d'informations sur la technologie RFID utilis&#233;e pour les cartes sans contact : &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio-identification' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio-...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh4-10' id='nb4-10' class='spip_note' title='Notes 4-10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;| Les cartes RFID utilis&#233;es &#224; P&#233;kin sont anonymes, exactement comme les cartes de bus en papier avec bande magn&#233;tique actuellement utilis&#233;es sur le r&#233;seau du TEC. Elles contiennent le m&#234;me type d'information que les cartes du TEC (avec une dur&#233;e de vie plus longue cependant). Elles ne semblent donc pas constituer une menace pour la vie priv&#233;e comme pourraient l'&#234;tre des cartes RFID nominatives (ces derni&#232;res pouvant &#234;tre utilis&#233;es pour suivre les d&#233;placement d'individus &#224; leur insu).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>

<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;c&#232;s de Fran&#231;ois Ascher</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/lectures/deces-de-francois-ascher.html</link>
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		<dc:date>2009-06-09T22:53:10Z</dc:date>
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		<description>Penseur des ph&#233;nom&#232;nes urbains, Fran&#231;ois Ascher est d&#233;c&#233;d&#233; lundi 8 juin &#224; Paris, &#224; l'&#226;ge de 63 ans. Economiste et sociologue, il avait re&#231;u cette ann&#233;e le Grand prix fran&#231;ais de l'urbanisme. Il &#233;tait professeur &#224; l'Institut fran&#231;ais d'urbanisme |1| (Paris 8), avait cr&#233;&#233; Europan |2|, ainsi que le &#171; Club (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/lectures/" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_28 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:187px;' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L187xH238/ascher-ea765.png' width='187' height='238' alt=&quot;&quot; style='height:238px;width:187px;' /&gt;&lt;/span&gt;Penseur des ph&#233;nom&#232;nes urbains, &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran&#231;ois_Ascher' class='spip_out'&gt;Fran&#231;ois Ascher&lt;/a&gt; est d&#233;c&#233;d&#233; lundi 8 juin &#224; Paris, &#224; l'&#226;ge de 63 ans. Economiste et sociologue, il avait re&#231;u cette ann&#233;e le &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_prix_de_l%27urbanisme' class='spip_out'&gt;Grand prix fran&#231;ais de l'urbanisme&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il &#233;tait professeur &#224; l'Institut fran&#231;ais d'urbanisme |&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.ifu.univ-paris8.fr/' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;| (Paris 8), avait cr&#233;&#233; Europan |&lt;a href='#nb5-2' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.europan-europe.com/' id='nh5-2'&gt;2&lt;/a&gt;|, ainsi que le &#171; Club Ville-am&#233;nagement &#187; |&lt;a href='#nb5-3' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.club-ville-amenagement.org/' id='nh5-3'&gt;3&lt;/a&gt;|, lieu d'&#233;changes entre les grands am&#233;nageurs, l'&#201;tat et la recherche, et r&#233;cemment &#171; l'Institut pour la Ville en Mouvement &#187; |&lt;a href='#nb5-4' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.ville-en-mouvement.com/' id='nh5-4'&gt;4&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il &#233;tait l'auteur d'ouvrages sur la soci&#233;t&#233; contemporaine et &#171; l'hypermodernit&#233; &#187; |&lt;a href='#nb5-5' class='spip_note' rel='footnote' title='Ecouter la conf&#233;rence qu'il avait donn&#233; sur le sujet &#224; l'universit&#233; de tous les (...)' id='nh5-5'&gt;5&lt;/a&gt;| (&#171; La soci&#233;t&#233; hypermoderne &#187;, &#171; Le mangeur hypermoderne &#187;, &#171; La soci&#233;t&#233; change, la politique aussi &#187;) ainsi que sur les villes et l'urbanisme (&#171; M&#233;tapolis &#187;, &#171; La r&#233;publique contre la ville &#187;, &#171; Les nouveaux principes de l'urbanisme &#187;, &#171; Les nouveaux compromis urbains &#187;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lire l'entretien qu'il avait donn&#233;, quelques semaines avant son d&#233;c&#232;s au journal Le Monde : &lt;a href='http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/14/les-villes-se-construisent-sur-des-compromis_1192950_3244.html' class='spip_out'&gt;&#171; Les villes se construisent sur des compromis &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sources : AFP, Wikip&#233;dia.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh5-1' id='nb5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.ifu.univ-paris8.fr/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.ifu.univ-paris8.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh5-2' id='nb5-2' class='spip_note' title='Notes 5-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.europan-europe.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.europan-europe.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh5-3' id='nb5-3' class='spip_note' title='Notes 5-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.club-ville-amenagement.org/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.club-ville-amenagement.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh5-4' id='nb5-4' class='spip_note' title='Notes 5-4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;| &lt;a href='http://www.ville-en-mouvement.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.ville-en-mouvement.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh5-5' id='nb5-5' class='spip_note' title='Notes 5-5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;| Ecouter &lt;a href='http://www.lemonde.fr/savoirs-et-connaissances/article/2005/12/29/francois-ascher-le-mouvement-dans-les-societes-hypermodernes_725360_3328.html' class='spip_out'&gt;la conf&#233;rence&lt;/a&gt; qu'il avait donn&#233; sur le sujet &#224; l'universit&#233; de tous les savoirs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Capitalisme et urbanisme</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/lectures/capitalisme-et-urbanisme.html</link>
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		<dc:date>2009-05-17T16:00:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Starquit</dc:creator>



		<description>Recension : David Harvey, G&#233;ographie de la domination, Les Prairies Ordinaires, 2008, 118 p. Sous ce titre accrocheur, cet ouvrage englobe en fait deux essais de David Harvey, un g&#233;ographe d'origine britannique qui a effectu&#233; l'essentiel de sa carri&#232;re aux &#201;tats-Unis, o&#249; il enseigne encore &#224; l'universit&#233; de New York. Dans le premier intitul&#233; L'art de la rente, il s'int&#233;resse tout d'abord &#224; l'espace urbain comme r&#233;v&#233;lateur du champ d'exercice du capitalisme, tentant d'en comprendre les ressorts. En effet, (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/lectures/" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton30-51441.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Recension : David Harvey, G&#233;ographie de la domination, Les Prairies Ordinaires, 2008, 118 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_17 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:158px;' &gt;
&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L158xH250/harvey-e0f91.png' width='158' height='250' alt=&quot;&quot; style='height:250px;width:158px;' /&gt;&lt;/span&gt;Sous ce titre accrocheur, cet ouvrage englobe en fait deux essais de &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Harvey' class='spip_out'&gt;David Harvey&lt;/a&gt;, un g&#233;ographe d'origine britannique qui a effectu&#233; l'essentiel de sa carri&#232;re aux &#201;tats-Unis, o&#249; il enseigne encore &#224; l'universit&#233; de New York.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le premier intitul&#233; L'art de la rente, il s'int&#233;resse tout d'abord &#224; l'espace urbain comme r&#233;v&#233;lateur du champ d'exercice du capitalisme, tentant d'en comprendre les ressorts. En effet, pour David Harvey, &lt;i&gt;&#171; la ville a toujours &#233;t&#233; le lieu naturel de r&#233;investissement du surproduit et, par cons&#233;quent, le premier terrain des luttes politiques entre le capital et les classes laborieuses avec pour enjeu le droit &#224; la ville et ses ressources &#187;&lt;/i&gt; |&lt;a href='#nb6-1' class='spip_note' rel='footnote' title='David Harvey, &#171; Le droit &#224; la ville &#187;, in Revue internationale des Livres et (...)' id='nh6-1'&gt;1&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Harvey choisit de d&#233;velopper la notion &#233;conomique de rente de monopole appliqu&#233;e &#224; la ville. Ainsi, &lt;i&gt;&#171; les villes doivent &#233;lever leur degr&#233; de capital symbolique et accro&#238;tre leur marque de distinction afin de mieux accro&#238;tre leur pr&#233;tention &#224; l'unicit&#233;, source de rentes de monopole &#187;&lt;/i&gt; |&lt;a href='#nb6-2' class='spip_note' rel='footnote' title='David Harvey, G&#233;ographie de la domination, Les Prairies Ordinaires, 2008, p. (...)' id='nh6-2'&gt;2&lt;/a&gt;|. Ce capital symbolique des villes est ainsi exploit&#233; par les diff&#233;rents acteurs locaux, et il part du cas connu du mus&#233;e Guggenheim de Bilbao : comment comprendre l'engouement qu'il a suscit&#233; et comment comprendre que ce projet ait attir&#233; des financements internationaux ? Ensuite, &#224; travers l'exemple de Barcelone, Harvey montre que chaque ville tente de mettre en avant ses biens culturels, ses atouts propres tant sur le plan de l'histoire locale, de l'architecture que des traditions. Mais, ce faisant, cette politique port&#233;e par des acteurs locaux (&#233;lus, entrepreneurs, artistes, etc.) conduit paradoxalement &#224; provoquer une uniformisation des villes dans le monde, chacune tentant d'imiter l'autre et perdant du m&#234;me coup ses signes de distinction. Ce qui induit ce qu'il appelle par ailleurs la disneyification, soit cette marchandisation multinationale homog&#233;n&#233;isante. Ainsi, chaque ville portuaire promeut d&#233;sormais un d&#233;veloppement artistique de ses docks et c'est ainsi que Barcelone ressemble d&#233;sormais &#224; Londres ou &#224; Liverpool. Harvey d&#233;nonce par l&#224; la capacit&#233; du capitalisme &#224; s'approprier jusqu'aux &#171; diff&#233;rences culturelles locales &#187; pour asseoir sa dynamique.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_16 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L202xH279/david_harvey-a8920.jpg' width='202' height='279' alt='JPEG - 34.4 ko' style='height:279px;width:202px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-16 spip_doc_descriptif'&gt;David Harvey
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'espace urbain comme l'espace r&#233;gional sont le lieu d'une comp&#233;tition acharn&#233;e ; En somme, si le capitalisme parvient &#224; d&#233;passer ou &#224; retarder ses crises, c'est notamment, nous dit Harvey, gr&#226;ce &#224; ses ruses g&#233;ographiques, &#224; son incroyable capacit&#233; &#224; se d&#233;placer et &#224; r&#233;organiser ses espaces. On pense bien s&#251;r aux d&#233;localisations d'entreprises, mais l'histoire du capitalisme appara&#238;t aussi comme une incessante diminution des temps de d&#233;placement gr&#226;ce aux moyens de communication, ce que Marx d&#233;crivait comme l'&#171; annihilation de l'espace par le temps &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et la question qui se pose est celle de savoir quelle r&#233;gion, quelle aire g&#233;ographique devra en subir les effets d&#233;vastateurs. Il y a aujourd'hui, outre la lutte des classes, une lutte des espaces ou des territoires, une comp&#233;tition entre espaces r&#233;gionaux, dont l'enjeu est l'exportation du ch&#244;mage ou de l'inflation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette logique, le march&#233; op&#232;re une valorisation paradoxale de l'unique, de l'authentique, du particulier &#8212; autant de dimensions de la vie sociale qui sont tendanciellement incompatibles avec l'homog&#233;n&#233;it&#233; que pr&#233;suppose la production marchande. Et le dilemme qui se pose est le suivant : soit &lt;i&gt;&#171; approcher de la commercialisation pure au point de perdre les marques de distinction qui sous-tendent les rentes de monopoles ou construire des marques de distinction si singuli&#232;res qu'elles sont difficiles &#224; exploiter &#187;&lt;/i&gt; |&lt;a href='#nb6-3' class='spip_note' rel='footnote' title='David Harvey, op. cit, p. 51.' id='nh6-3'&gt;3&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au sein de ces espaces &#8212; et notamment au sein des lieux culturels et artistiques instrumentalis&#233;s par les nouvelles instances de &#171; l'entrepreneurialisme urbain &#187; &#8212; peuvent donc aussi na&#238;tre de nouvelles formes de r&#233;sistance, prometteuses &#224; condition qu'elles refusent de s'enfermer dans le particularisme &#233;troit et mercantile qui leur est assign&#233; : &lt;i&gt;&#171; Le probl&#232;me des mouvements oppositionnels est de savoir utiliser la validation du particulier, de l'unique, de l'authentique, des significations culturelles et esth&#233;tiques de fa&#231;on &#224; ouvrir des alternatives et des possibilit&#233;s nouvelles. &#187;&lt;/i&gt; Car, en cherchant &#224; exploiter les valeurs que sont l'authenticit&#233;, le local, l'histoire, la culture, la m&#233;moire collective et la tradition, les capitalistes ouvrent un espace propice &#224; la pens&#233;e politique et &#224; l'action : un espace ouvert &lt;i&gt;&#171; &#224; la construction d'une mondialisation alternative, une mondialisation o&#249; ce seraient les forces progressistes de la culture qui s'approprieraient celles du capital et non l'inverse &#187;&lt;/i&gt; |&lt;a href='#nb6-4' class='spip_note' rel='footnote' title='David Harvey, op. cit, p. 55.' id='nh6-4'&gt;4&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh6-1' id='nb6-1' class='spip_note' title='Notes 6-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| David Harvey, &lt;a href='http://revuedeslivres.net/articles.php?id=307' class='spip_out'&gt;&#171; Le droit &#224; la ville &#187;&lt;/a&gt;, in Revue internationale des Livres et des Id&#233;es, n&#176; 9, janvier-f&#233;vrier 2009, p. 35.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh6-2' id='nb6-2' class='spip_note' title='Notes 6-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| David Harvey, G&#233;ographie de la domination, Les Prairies Ordinaires, 2008, p. 45.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh6-3' id='nb6-3' class='spip_note' title='Notes 6-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;| David Harvey, op. cit, p. 51.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh6-4' id='nb6-4' class='spip_note' title='Notes 6-4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;| David Harvey, op. cit, p. 55.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>

<item xml:lang="fr">
		<title>Le Serpent</title>
		<link>http://lechainonmanquant.be/en-ville/le-serpent.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://lechainonmanquant.be/en-ville/le-serpent.html</guid>
		<dc:date>2009-05-17T15:58:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Th&#233;r&#232;se Jamin</dc:creator>


		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;diacit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Longdoz</dc:subject>
		<dc:subject>Commerce</dc:subject>

		<description>Les promoteurs du projet de la M&#233;diacit&#233; entendent relier le nouveau complexe &#224; l'ancien centre commercial du Longdoz. Il en va de la rentabilit&#233; de l'ensemble, affirment-ils. Soutenus par la Ville, ils s'offrent les services du designer isra&#235;lien Ron Arad. La jonction entre les deux infrastructures prendra la forme d'un long et sinueux serpent... Lorsqu'en 1996 la Ville de Li&#232;ge demande au promoteur Wilhelm&amp;Co de revoir sa copie, elle avance deux raisons : l'une concerne l'objet du projet, (...)

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&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/longdoz" rel="tag"&gt;Longdoz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lechainonmanquant.be/themes/commerce" rel="tag"&gt;Commerce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L150xH45/arton26-b5cd8.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='45' class='spip_logos' style='height:45px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les promoteurs du projet de la M&#233;diacit&#233; entendent relier le nouveau complexe &#224; l'ancien centre commercial du Longdoz. Il en va de la rentabilit&#233; de l'ensemble, affirment-ils. Soutenus par la Ville, ils s'offrent les services du designer isra&#235;lien Ron Arad. La jonction entre les deux infrastructures prendra la forme d'un long et sinueux serpent...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'en 1996 la Ville de Li&#232;ge demande au promoteur Wilhelm&amp;Co de revoir sa copie, elle avance deux raisons : l'une concerne l'objet du projet, l'autre sa conception. En effet, la future M&#233;diacit&#233; se propose d'&#234;tre un nouvel ensemble de salles de cin&#233;mas, ce qui ne semble r&#233;pondre &#224; aucun besoin alors que Kinepolis &#224; Rocourt, le Palace et les salles des Grignoux au Centre rencontrent d&#233;j&#224; les attentes des amateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autre part, la demande de permis concerne uniquement la friche industrielle de l'ancienne Esp&#233;rance-Longdoz devenue Cockerill. Ce grand terrain vague situ&#233; en bord de D&#233;rivation constitue une des portes d'entr&#233;e dans la Cit&#233; Ardente pour le visiteur venant des Ardennes ou du Condroz et, &#224; ce titre, enfonce une grosse &#233;pine dans le pied des autorit&#233;s communales. Il faut donc r&#233;soudre ce probl&#232;me en donnant une nouvelle affectation &#224; cet espace. Or la Ville, sous tutelle pour redressement de ses finances, ne peut quasiment rien investir et attend que le priv&#233; y trouve des opportunit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne s'agit toutefois pas d'approuver n'importe quelle proposition. Notamment celle qui d&#233;velopperait ce versant du Longdoz sans en faire b&#233;n&#233;ficier le quartier, qui en perdant sa gare, a perdu son c&#339;ur socio-&#233;conomique et accueille d&#233;sormais une population plus modeste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Ville accepte n&#233;anmoins l'id&#233;e d'une reconstruction, en autorisant la d&#233;molition des b&#226;timents existant sur le site. Puis, suivant en cela les r&#233;sultats de l'&#233;tude d'incidences, elle &#233;met le souhait, tout comme la R&#233;gion wallonne, de voir se d&#233;velopper une continuit&#233; entre le projet et le centre commercial existant, afin de redynamiser ce complexe et, par la m&#234;me occasion, le Longdoz tout entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autorit&#233;s communales demandent donc au promoteur de travailler sur les deux axes, dans le sens d'un &#233;largissement de l'offre vers l'originalit&#233; et la diversit&#233; commerciales et d'une &#233;troite relation entre le nouveau projet et son environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le promoteur s'oriente alors vers la r&#233;novation de l'ancienne galerie, tant la partie 1, inaugur&#233;e d&#232;s 1977 que la deuxi&#232;me, qui relie la Poste &#224; l'immeuble Belgacom, termin&#233;e en 1995, galerie qu'il rattachera aux nouvelles constructions situ&#233;es sur la friche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce lien ne peut pas &#234;tre que symbolique &#8212; comme les couleurs de la voirie ou la coh&#233;rence architecturale des deux rives. L'objectif premier devient que cette articulation soit telle que le client ou le visiteur des salles obscures ne r&#233;alise quasi pas qu'il franchit une rue. Toute discontinuit&#233; risquerait d'engendrer une perte de visiteurs, chacun se cantonnant dans la partie pour laquelle il est venu au lieu d'&#234;tre entra&#238;n&#233; &#224; explorer l'ensemble et donc &#224; y faire plus de d&#233;penses. Rapidement, la formulation de la demande pour cette liaison physique devient une exigence de viabilit&#233; et donc une condition sine qua non &#224; la poursuite du projet. La jonction entre les deux parties figure d&#232;s lors dans les plans propos&#233;s &#224; la premi&#232;re enqu&#234;te publique de l'automne/hiver 2004.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les arguments avanc&#233;s &#224; une solution qui couperait d&#233;finitivement la voie publique sont ceux-ci :
Le volume &#8212; qui deviendra &#171; le serpent &#187; &#8212; au niveau 0 est n&#233;cessaire pour assurer les flux entre les deux centres commerciaux, sinon les visiteurs resteront du c&#244;t&#233; o&#249; ils ont parqu&#233; leur v&#233;hicule, donc majoritairement dans la M&#233;diacit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La coupure de la rue d'Harscamp est n&#233;cessaire pour la r&#233;ussite &#233;conomique du projet, parce qu'elle permet de faire b&#233;n&#233;ficier l'ancien centre de la chalandise ext&#233;rieure au lieu de le limiter &#224; une client&#232;le locale, insuffisante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au printemps 2005, le conseil communal, majorit&#233; contre opposition, accepte les modifications de voiries parmi lesquelles figure la rue d'Harscamp d&#233;sormais scind&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois ce volet &#171; incontournable &#187; du projet a re&#231;u un accueil n&#233;gatif de diverses instances, comme les riverains, l'Ecole sociale, la CCAT, le TEC et le Comit&#233; de quartier, pourtant favorable au projet. Tous y voient de s&#233;rieux inconv&#233;nients en termes de mobilit&#233;, car la rue d'Harscamp est emprunt&#233;e par la ligne de bus aux cadences les plus fr&#233;quentes, celle du 4 dont la boucle y circule dans les deux sens et qui y a install&#233; son terminus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une interrogation plus fondamentale porte sur les raisons qui peuvent livrer une voie publique, ouverte librement &#224; tous, sous contr&#244;le des seules autorit&#233;s publiques, &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, sous contr&#244;le de cette entreprise priv&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des alternatives sont alors envisag&#233;es, la principale &#233;tant la liaison par le niveau 1, qui laisserait le passage libre pour des v&#233;hicules circulant &#224; allure r&#233;duite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'argument &#233;conomico-psychologique est r&#233;affirm&#233; : La circulation entre les deux composantes doit se faire prioritairement au niveau 0 o&#249; se trouveront la majorit&#233; des magasins et la liaison doit en &#234;tre la plus naturelle possible, sans imposer l'utilisation d'escalator.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le permis unique est d&#233;livr&#233; en avril 2007 ; d&#233;sormais la messe est dite et les combats successifs ne seront que des escarmouches sans effet sur le principe de la coupure de la rue d'Harscamp (qui sera trait&#233;e sp&#233;cifiquement dans le PU modifi&#233; d'avril 2008). Le projet ne se ferait pas sans cette coupure ; or le projet doit se faire, donc la coupure se fera, un syllogisme parfait pour un mal n&#233;cessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu'est pos&#233;e la premi&#232;re pierre en juin 2007, la Ville, la R&#233;gion et le promoteur pr&#233;sentent fi&#232;rement leur joker, un joker qui participe d'ailleurs &#224; cette c&#233;r&#233;monie symbolique. Il s'agit du designer Ron Arad. L'anglo-isra&#235;lien a &#233;t&#233; sollicit&#233;, selon ses propres mots, &lt;i&gt;&#171; pour r&#233;unir ces &#233;l&#233;ments disparates par le moyen d'un toit form&#233; d'un jeu complexe de nervures d'acier ondulant &#224; travers le mall, liant ensemble ces parties en une exp&#233;rience unifi&#233;e. Ces nervures d'acier sculptent le volume du mall qui se trouve en-dessous, par des variations tant de profondeur que de hauteur pour former une vari&#233;t&#233; d'exp&#233;riences diff&#233;rentes &#8212; depuis une entr&#233;e de vingt m&#232;tres de haut, de l'ampleur d'une cath&#233;drale, jusqu'&#224; des zones plus intimes d&#233;di&#233;es aux boutiques, o&#249; la structure du toit descend presque jusqu'&#224; hauteur d'homme &#187;&lt;/i&gt; |&lt;a href='#nb7-1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; to unit these disparate pieces, using a complex network of steel roof ribs (...)' id='nh7-1'&gt;1&lt;/a&gt;|&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur les plans que comprend alors le dossier de presse, l'ensemble est effectivement parcouru sur toute sa longueur par une sorte de tunnel sinueux, translucide et color&#233;, un serpent de verre. La jonction/coupure sur la rue d'Harscamp, en constituera la partie centrale, ses flancs lib&#233;r&#233;s des b&#226;timents qui l'enserrent c&#244;t&#233; M&#233;diacit&#233; et c&#244;t&#233; galerie commerciale.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_14 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH376/serpent-0bc29.jpg' width='500' height='376' alt='JPEG - 391.2 ko' style='height:376px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-14 spip_doc_descriptif'&gt;Photo priv&#233;e &#8212; d'autres illustrations peuvent se trouver
&lt;br /&gt;&lt;a href='http://www.ronarad.com/architecture/mediacite/index.htm' class='spip_out'&gt;sur le site du designer&lt;/a&gt;.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De longues et compliqu&#233;es n&#233;gociations men&#233;es par le Comit&#233; de quartier et les repr&#233;sentants de partenaires concern&#233;s dans les r&#233;unions du &#171; Comit&#233; de suivi des riverains &#187;, permettent toutefois qu'un passage ouvert 24h/24 et 7 jours/7 aux usagers lents soit assur&#233; dans les P.U. qui suivront. Il y aura donc, dans le sens Harscamp &#171; nord&#8211;sud &#187; un sas qui traversera la jonction, accessible aux pi&#233;tons et v&#233;los. La crainte demeure toutefois que cette accessibilit&#233; promise ne soit remise en question, comme le fut la libre circulation dans les jardins de l'il&#244;t Saint-Michel, pourtant elle aussi garantie dans le P.U.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des demandes, au sein des m&#234;mes instances, sont &#233;galement formul&#233;es pour maintenir ouverte en dehors des horaires commerciaux, une liaison &#171; ouest-est &#187; cette fois, d'Harscamp vers la rue Gr&#233;try. Les arr&#234;ts de bus y &#233;tant concentr&#233;s, cela permettrait aux usagers de les rejoindre apr&#232;s les s&#233;ances de cin&#233;ma, sans devoir contourner &#224; une heure tardive le vaste ensemble. La demande vise clairement &#224; favoriser l'usage des transports publics pour, notamment, diminuer les risques annonc&#233;s de blocage du quartier par le flux automobile &#224; la fin des activit&#233;s. La r&#233;ponse du promoteur est d'abord n&#233;gative : la s&#233;curit&#233; interdit d'envisager une circulation pi&#233;tonne apr&#232;s la fermeture des magasins, vu les risques de vol et de vandalisme. On propose alors une liaison souterraine au travers des parkings. Souhait impossible ou formul&#233; trop tardivement, disent ensemble les responsables du chantier : il faudrait non seulement am&#233;nager un circuit &#8212; qui pourrait n'&#234;tre qu'une coloration diff&#233;rente du sol, comme le Ravel, disent les associations &#8212; mais aussi permettre l'acc&#232;s au niveau 0 tard le soir, ce qui n'est pas possible sans rendre en m&#234;me temps accessible les commerces, donc dangereux pour la s&#233;curit&#233; |&lt;a href='#nb7-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. supra' id='nh7-2'&gt;2&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, par un revirement bienvenu mais non explicit&#233;, les repr&#233;sentants du promoteur, lors du comit&#233; de suivi des riverains du 22 avril 2009, annoncent que la liaison sera possible jusqu'&#224; la derni&#232;re s&#233;ance de cin&#233;ma. Excellente nouvelle o&#249; l'on voudrait voir le r&#233;sultat des arguments avanc&#233;s, mais qu'il faudrait voir confirm&#233;e dans un texte officiel par ceux qui auront en charge la gestion apr&#232;s l'ouverture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En parcourant le chantier lors de la journ&#233;e &#171; Portes Ouvertes &#187; du 10 mai, on d&#233;couvre que la fameuse coupure jug&#233;e indispensable ne l'&#233;tait pas r&#233;ellement. En effet, de nombreuses enseignes seront au 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; &#233;tage de la partie &#171; M&#233;diacit&#233; &#187; &#8212; MediaSaturn, par exemple, qui occupe la plus grande superficie &#8212; et donc l'utilisation d'escalator sera de toute fa&#231;on n&#233;cessaire lorsqu'on viendra de l'ancienne galerie. Le plateau prolong&#233; enjambant la rue d'Harscamp &#233;tait d&#232;s lors une option tout-&#224;-fait possible...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La M&#233;diacit&#233; et le Mall commercial, un ensemble de 40.000 m&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;2&lt;/sup&gt;, remplaceront donc &#224; l'automne 2009 l'ancien terrain de la SNCB et de Cockerill.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s 1856, l'Esp&#233;rance-Longdoz &#233;tait reli&#233;e &#224; la gare par une voie de chemin de fer qui traversait la rue d'Harscamp. Elle permettait aux wagons, charg&#233;s de productions m&#233;talliques venant des autres installations du groupe, d'arriver &#224; la finition ou de repartir apr&#232;s traitement, vers les clients en rejoignant le r&#233;seau ferroviaire normal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la direction de l'Esp&#233;rance demande aux autorit&#233;s communales la permission de couper la circulation pour assurer son trafic. Cela leur est accord&#233; contre une redevance significative et &#224; la seule condition que l'interruption de circulation n'exc&#232;de jamais cinq minutes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est &#233;tonnant de constater que ce qu'une &#233;poque de lib&#233;ralisme pur et dur avait refus&#233; au priv&#233;, une commune dirig&#233;e par un bourgmestre socialiste l'a accept&#233;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_18 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://lechainonmanquant.be/local/cache-vignettes/L500xH350/mediacite-b091a.png' width='500' height='350' alt='PNG - 889.3 ko' style='height:350px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-18 spip_doc_descriptif'&gt;Photo : Fran&#231;ois Bertrand. &lt;a href='http://mpl.urbagora.be/photos/quai-mozart-chantier-de-la-316' class='spip_out'&gt;Source&lt;/a&gt;. Copyleft : &lt;a href='http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/deed.fr' class='spip_out'&gt;Creative Commons BY-NC&lt;/a&gt;.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href='#nh7-1' id='nb7-1' class='spip_note' title='Notes 7-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;| &lt;i&gt;&#171; to unit these disparate pieces, using a complex network of steel roof ribs that undulate through the mall tying them together into one unified experience. These steel ribs sculpt the mall volume beneath, variyng both in structural depth and height to form a variety of differing experiences &#8212; from the cathedral-like 20m high entrance zone to the intimate boutiques zones, where the roof structure dips to almost head height &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href='#nh7-2' id='nb7-2' class='spip_note' title='Notes 7-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;| Cf. supra&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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