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Analyse

Critique de la mixité sociale

Définie comme cohabitation harmonieuse sur un même territoire de groupes divers par l’âge, l’ethnie, le statut socioprofessionnel, les revenus, la « mixité sociale » se trouve aujourd’hui érigée dans un même mouvement comme symbole, solution et condition de réalisation de la « cohésion sociale ». Derrière les fausses évidences, à qui profite la mixité et de quelles violences sociales est-elle le nom ?

novembre 2010 - par François Bertrand

Notion éponge par excellence, la « mixité sociale » s’imprègne d’un discours positif — égalité d’accès, absence de discriminations, intensité des relations sociales, égalité des chances — abondamment repris par le corps politique. Initialement développée dans la foulée de premières expériences d’action sociale d’insertion dès les années 80, les apories du concept semblent aujourd’hui trouver une nouvelle jeunesse à la faveur du regain d’intérêt pour l’aménagement du territoire. La mixité devient le leitmotiv d’orientations escomptées des politiques publiques afférentes au logement social et plus largement, aux inscriptions résidentielles des groupes sociaux dans la ville.

Le phénomène n’en porte pas moins à interrogation. Interrogation ardue, dans un contexte où rhétorique de l’insécurité urbaine et mise au ban des « chancres » de la ville, voisine avec un vocabulaire de « brassage social » de prime abord humaniste et progressiste. Les politiques de mixité seraient-elles dès lors la seule alternative crédible à la violence de notre monde ? Ou, dit autrement : la diversité est(-elle) la richesse de la ville, pour reprendre le slogan des Verts aux municipales parisiennes de 2008. Ces allégations semblent pour le moins trompeuses. La promotion d’un côte à côte entre riches et pauvres et la recherche d’un chiffre d’or de l’équilibre sociologique ne participe-elle pas d’un glissement hasardeux vers une vision du monde où s’effacent les rapports de domination au profit d’une « proximité » conservatrice de l’ordre établi ? À mon sens, l’une des possibilités de dénouer les fils du débat réside dans le fait de réhabiliter le rôle des classes sociales dans l’analyse. Les choix et contraintes de résidence sont de longue date socialement situés ; de même que le discours sur la mixité « parle » de quelque part. Il s’agit dès lors d’envisager la mixité dans un mouvement critique questionnant l’organisation matérielle du monde, l’expérience qu’on en fait et sa portée politique et sociale.

Ville-centre breakdown

Ce qui se joue aujourd’hui dans le basculement du concept du champ circonscrit du travail social (FIPI |1|, CS |2|) vers le champ de l’aménagement urbain, c’est une nouvelle manière de regarder la pauvreté urbaine et d’y réfléchir. Celle-ci part de présupposés englobant l’habitant et l’habité dans un processus de rénovation de la ville-centre. Cette vision part d’un diagnostic trentenaire, celui d’une crise, de l’essor d’inégalités sociales, sexuelles, d’origines ethniques déchirant littéralement le tissu social. Dans ce récit, la ville est présentée comme espace pathogène nécessitant un traitement afin d’être « remis aux normes », d’attirer de « nouveaux publics ». La recette apportée en serait dès lors un brassage des populations où le côtoiement des classes moyennes (vues comme pivot central) présiderait à un cercle vertueux dopant les possibilités d’ascension sociale des couches modestes tout en stoppant les effets négatifs perçus de la concentration des groupes défavorisés. L’attention technique à une rénovation du bâti selon une mixité des usages et fonctions parachevant et justifiant la recette. Dans les deux cas, le centre d’attention se trouve mis sur les quartiers centraux — les ghettos du Gotha et la ségrégation spatiale des lotissements périurbains sont quant à eux rarement mis en cause.

La prédominance d’une « prise en défaut de mixité » des quartiers populaires — prétendus en voie de ghettoïsation — demande à être nuancée. La spécificité des structures sociales urbaines où certains quartiers font office de « sas d’entrée » et de milieu protecteur pour les citadins modestes et les nouveaux entrants de la ville a été mise en lumière par l’Ecole de Chicago dès les années 30. Pour autant, ce rôle intégrateur est aujourd’hui bien souvent esquivé. La recherche de mixité sociale est loin d’être innée : L’entre-soi constitue un puissant moteur d’identification. L’arpentage régulier des zones dites de relégation dévoilent une forte mobilisation du capital social de leurs habitants à travers les réseaux de la débrouille se jouant des dispositifs sociaux dans une logique d’entraide et de survie |3|.

Au bord de la brèche du quartier Léopold sinistré est ainsi apparue l’image d’une population composite habituellement invisibilisée dans les médias — migrants primo-arrivants, étudiants précaires, couches défavorisées mais également classes moyennes en déclin — kaléidoscope de diversité et spectre social moins homogène qu’il n’y paraît. Loin d’apparaître comme ghetto, le quartier populaire actuel est d’avantage le révélateur d’une nouvelle forme de prolétarisation déterritorialisée de ses habitants donnant lieu à une hybridation de la condition de classe et à l’émergence d’identités contingentes selon les environnements culturels où ils évoluent provisoirement entre espace du travail et du non travail |4|. L’un des dénominateurs communs de leurs habitants est leur position dominée sur le marché immobilier. Comme le soulignait Bourdieu : « Les pouvoirs publics contribuent de manière déterminante à faire le marché immobilier, à travers le contrôle qu’ils exercent sur le marché du sol et les formes d’aide apportées à l’achat ou à la location » |5|. Or les pouvoirs publics ont laissé s’effondrer la production de logement social, peu présent dans les centres et représentant un segment minoritaire de l’immobilier belge. Le mal logement s’installe et avec lui une permanence de l’insécurité à laquelle la mixité de peuplement est bien en mal de répondre structurellement.

Bobo like a Hobo

Le regain d’intérêt pour les zones fragilisées de nos villes afin de les refaçonner invite à se questionner sur le rôle et les stratégies résidentielles de la nébuleuse des classes moyennes. Pour ces dernières, la ville a également été un sas d’entrée. Songeons au mouvement d’intégration à la propriété du logement et à l’éducation des couches moyennes puis des couches populaires supérieures à la faveur des Trente Glorieuses. Celles-ci sont les principales gagnantes de la séquence d’ascension sociale permise par l’Etat social d’hier tout en se retrouvant fragilisées par les restructurations néolibérales à l’oeuvre décrites par Saskia Sassen |6|. L’écart entre leur position menacée et leurs aspirations d’ascension sociale explique probablement en partie le fait qu’elles se soient trouvée en tête de pont du mouvement alter contestant l’économisme globalisé.

Dans un contexte compliquant leur reproduction sociale, il est tentant de poser l’hypothèse selon laquelle les couches préservées de la classe moyenne investissent le champ de la ville, de son habitat (et subséquemment, le créneau de la politique locale) afin de préserver leur statut social bloquant dès lors les possibilités de mobilité sociale des couches inférieures. Cet investissement à l’échelle du territoire local où une marge de manœuvre leur est encore permise semble s’illustrer dans la gentrification restreinte de nos villes-centres. Caractérisé chez nous par un maintien et un réinvestissement privatif — financier, culturel, militant — de la ville-centre le phénomène abouti en l’absence de régulation publique, à une hausse des valeurs immobilières et à un certain dumping des loyers dont les plus modestes paient la facture. Ces effets tantôt niés, tantôt relativisés, constituent néanmoins une ambivalence centrale dans les représentations des classes moyennes y préemptant les vertus supposées d’une proximité spatiale permettant aux couches populaires une opportunité d’améliorer leur réseau social et par rebond, leurs conditions d’existence.

L’ambigüité devient vite contradiction lorsque la proximité spatiale revendiquée avec les couches modestes s’accompagne de stratégies de contournement par les nouveaux urbains. Il en résulte un évitement dans les filières connexes des services urbains ou de la scolarité pour leurs enfants (récemment illustrée ad nauseam par les files du décret mixité |7|). Contournant la proximité sur le territoire, ces stratégies rendent inopérantes une mixité sociale réelle |8|. Proximité spatiale n’est donc pas nécessairement mixité sociale. Au contraire, celle-ci peut faire office de cache sexe à des stratégies culturelles taisant leur nom : Michel Pinçon avance même que « dans les faits, l’absence de ségrégation spatiale favorise l’hégémonie culturelle des classes moyennes de sorte que la cohabitation est bien souvent vécue comme perte d’identité par les couches populaires » |9|. Les différences s’y trouvent amplifiées par un égalitarisme formel à l’image du système scolaire plaçant dans les mêmes conditions apparentes ceux qui sont le produit de conditions opposées ce qui accentue les inégalités tout en les justifiant.

Ce paradoxe pose plus largement la question du « positionnement missionnaire » des fractions de classe moyenne renouant avec une apparente simplicité volontaire dans un volte face proclamant leur amour soudain pour la ville objet de reconquista. Leur position de demi-dominants dominés ne date pas d’hier. Par le passé, des franges des classes moyennes ont pu converger et jouer un rôle moteur au sein du mouvement ouvrier via une identification négative entre figure du travailleur exploité et figures des professions intermédiaires et artistiques incomprises. Cette jonction a permis fin des années 60, l’ouverture de lignes d’un front secondaire particulièrement vivaces au sein de la petite bourgeoisie en position de revendiquer de nouvelles formes de libération dans la ville (libération sexuelle, création artistique, ...). Le risque aujourd’hui serait celui d’une disjonction |10| avec les mondes populaires à travers une vision biaisée de l’Avant Garde |11| investissant enclaves centrales de la ville et pilotage de l’urbain. Figure aveuglante si il en est tant l’on sait que la dotation en capital social et culturel est tout aussi inégalement répartie que le capital économique.

Usages d’une idéologie

Le discours sur la mixité sociale amène plusieurs risques en ce qu’il opère comme idéologie se basant sur un consensus de concorde sociale. En l’absence de véritable politique de la ville (aspect prégnant en Région Wallonne), ce discours peine à s’inscrire dans le cadre de dispositifs publics opérationnels. Il n’est pas un hasard que celui-ci semble circonscrit à des bribes de ce qu’il convient d’appeler « politiques de peuplement » |12| dans le secteur du logement social dont les écueils ont été mis en lumière dans un récent rapport du Centre pour l’Egalité des Chances |13|. Le risque est en effet grand d’aboutir à une gestion d’espaces stigmatisés pour ne pas dire à une gestion de stocks de population où « l’habitant » est ramené au « logé ».

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Photo : Niko Cobben. Source : « Mémoire photographique de Liège ».

En élargissant le spectre aux inscriptions territoriales en mutation sur fond de reconquête de la ville-centre par les couches préservées, le risque serait quant à lui celui d’une discrimination involontaire des classes populaires. Le glissement du social à l’aménagement urbain est loin d’être neutre. Le discours sur la mixité sociale l’accompagnant prend dans sa façon d’appréhender la question urbaine, une forme rhétorique prophylactique finissant par s’imposer comme mode correct pour parler sur et sûr. Or, cantonner la gestion sociale et urbaine à une gestion exacerbant la « fragilité socioéconomique » (lorsqu’il ne s’agit pas de la variable « ethnique »), reste un éloignement du droit commun. Présentée sous des traits progressistes, la tentation de « reconquête » de la ville sur ses pauvres par le biais de leur dispersion harmonieuse, reste une tentative de les exproprier de leur droit au quartier, de nier le besoin d’un « chez eux » à des publics ne souhaitant pas être « relogés/déplacés » mais demandant avant tout un « mieux vivre en ville » dans un habitat digne. Ce traitement cosmétique priorisant la conséquence plutôt que la cause, fait naître en filigramme de possibles politiques sociales à venir se construisant non plus sur les droits individuels et collectifs, mais sur le « quartier en projet » et la « particularisation du territoire ».

Cette dérive patente, créneau potentiel d’opportunismes politiques en devenir, comporte une violence intrinsèque en point d’horizon. L’activation des couches modestes sommées de prendre à bras le corps l’opportunité offerte par une mixité sous commandite publique ou associative peut constituer l’une des formes de cette violence symbolique. Dans le modèle actuel, les publics précaires — devenus « exclus » — subissent ainsi un double bind : devoir se conduire en conséquence afin de mériter les opportunités apportées par la nation compatissante |14|. Le soupçon de ne « pas vraiment vouloir s’en sortir » pèse d’ores et déjà sur eux. Ils seront dès lors amenés à se conformer aux règles et s’adapter aux habitus de ceux leur proposant cet accompagnement vers la nouvelle Arcadie de la mixité territoriale devenant figurants et spectateurs au service de leur propre cause.

Droit à la ville

Alors : mixité sociale, force des faibles ? Nombre de points aveugles incitent à la prudence. Le risque est grand dans le contexte actuel, d’assister en définitive à une « cécité des forts ». Certains tenants de la mixité socio-spatiale semblent avoir paradoxalement choisi de mettre à distance les contradictions liées aux inégalités sociales. En contournant la discussion, ceux-ci loin de légitimer consciemment l’ordre établi, nous font croire à ses « dysfonctionnements » tout en pensant l’intervention sur ses marges comme seule alternative. De même, partant de l’intention louable d’attirer de nouveaux citadins ceux-ci peignent une « image de la ville » faisant le lit d’un contrôle inégal de certains groupes sur l’espace de la ville-centre, réservé avant tout aux élites ou prétendues telles, aux étudiants locaux et internationaux solvables, aux touristes balisent des parcours de consommation et de distinction culturelle sans aspérités au détriment d’un usage populaire, multiculturel, communautaire, et pourquoi pas, alternatif de cet espace. En ce sens, ils se révèlent bien pire que leurs prédécesseurs moralistes et philanthropes sociaux du début de siècle précédent.

Aujourd’hui comme hier, la ville sépare autant qu’elle rassemble. Aussi, le concept du droit à la ville tel que proposé par Henri Lefebvre |15| reste plus que jamais d’actualité : Le droit de tout citoyen urbain de prendre part à la ville telle qu’elle existe, à sa production et à sa transformation, le droit donc de participer à son aménagement, de définir la ville, le droit à un environnement sain, et aussi, plus simplement, le droit à un logement adéquat ou à des transports collectifs accessibles. Une politique visant à assurer la « mixité fonctionnelle » permettant un égal accès aux ressources et services de la ville, reste plus que jamais pertinente. Un véritable changement systémique se devrait dès lors de repartir des besoins et attentes des citadins fragilisés et ce, selon des modalités renouvelées de redistribution des richesses. Il me plaît de placer à l’instar de François Dubet |16| l’égalisation des conditions comme préalable nécessaire à une mixité socio-spatiale laissée au libre choix des couches modestes. Cet aspect est aujourd’hui loin d’être rencontré. Une telle politique d’égalité passerait nécessairement par une emprise foncière des pouvoirs publics sur le bâti de la ville-centre autant que par une fiscalité immobilière taxant les propriétaires actuels de la ville. Ce type de mesures ne serait pas des plus populaires auprès des nouvelles classes moyennes et pourtant, elle n’en constitue pas moins une opportunité de refondation à gauche et d’émergence d’une justice écologique prenant en compte les lignes de fractures en cours au sein de nos villes.

Ce texte est paru dans la revue « POLITIQUE », n° 67 (novembre 2010).

|1| Le Fonds d’impulsion à la politique des immigrés (FIPI) créé en 1991 par le Gouvernement fédéral. Basé sur un zonage d’espaces d’action prioritaire (ZAP), elle vise à favoriser l’intégration sociale des personnes d’origine étrangère, la prévention des discriminations et le dialogue interculturel.

|2| Mis en place en 1993, les Contrats de Sécurité (CS) rebaptisés Contrats de Sécurité et de Société se basent sur un ciblage des territoires communaux « sensibles ». Ils visent à réduire la criminalité et le « sentiment d’insécurité ».Ils constituent une forme particulière de chevauchement de l’action sociale et des dispositifs sécuritaires locaux ayant suscité le débat.

|3| Gilles ASCARIDE, Salvatore CONDRO, 2001, Ville précaire, Les isolés du centre-ville de Marseille, L’Harmattan, Paris.

|4| Alvaro GARCIA LINERA, 2008, Pour une politique de l’égalité, Prairies ordinaires, Paris.

|5| Pierre BOURDIEU (Dir), 1993, La misère du monde, Seuil, Paris.

|6| Saskia SASSEN, 2009, La globalisation. Une sociologie, Gallimard, Col. NRF Essais, Paris.

|7| À Liège, la géographie des nouvelles enclaves investies par la classe moyenne et les « niches de gentrification » — Pierreuse, Hors-Château et plus récemment, zone sud du faubourg Saint Léonard — jouxtent les services urbains centraux et parmi ceux-ci, les établissements secondaires renommés de l’agglomération.

|8| Thomas MALOUTAS, 2010, « Mobilité sociale et ségrégation à Athènes : Formes de séparatisme social dans un contexte de mobilité spatiale réduite », in : Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n°184, septembre 2010, Paris. pp. 3-21.

|9| Michel PINCON, 1982, Cohabiter, groupes sociaux et modes de vie dans la cité, Plan construction, Paris.

|10| William. T. VOLLMANN, 2009, Le livre des violences. Quelques pensées sur la violence, la liberté et l’urgence des moyens, Editions Tristram, Auch, pp. 250-267.

|11| Raymond WILLIAMS, 2009 (Rééd), « La politique de l’Avant Garde », in : Culture et matérialisme, Les Prairies ordinaires, Paris, pp. 133-160.

|12| Le terme « politique de peuplement » apparaît durant la guerre d’Algérie. Mise en œuvre par l’Etat français, celle-ci correspondait à la dispersion par relogement des populations sur des critères d’ethnies et d’origines géographiques à des fins de pacification du territoire en guerre (cette politique est à distinguer de la déportation en camps mise en œuvre par l’armée française lors du conflit). Tentative de retour à une harmonie sociale fantasmée des groupes sociaux préexistants, elle apparaissait comme l’une des dernières mesure administrative de domination de la Métropole sur son « dominion » d’outre-Méditerranée.

|13| Centre pour l’Egalité des Chances et la lutte contre le racisme, 2010, Diversité et discrimination dans le logement social. Pour une approche critique de la mixité sociale.

|14| Hélène THOMAS, 2010, Les vulnérables, la démocratie contre les pauvres, Editions du Croquant, Broissieux.

|15| Henri LEFEBVRE, 1968, Le droit à la ville, Anthropos, Paris.

|16| François DUBET, 2010, Les places et les chances. Repenser la justice sociale, Seuil, Col. La République des Idées, Paris.

Cette publication a reçu le soutien
du ministère de la culture,
secteur de l'Education permanente

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